Bancarisation des bourses : Ecobank promet des solutions encore plus effectives

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La filiale sénégalaise du groupe bancaire panafricain a démarré en avril 2011 un projet d'externalisation des dépenses de l'Etat par le paiement des bourses des 59.000 étudiants des écoles et universités publiques du Sénégal. Ce projet de grande envergure, selon la société, prévoit pour chaque étudiant boursier l'ouverture d'un compte avec une carte bancaire. Cela a nécessité des investissements importants (installations de guichets automatiques) au niveau des universités (Dakar, Thiès, Bambey, Ziguinchor et Saint-Louis) et une organisation en interne pour la création des comptes des étudiants, le recueil de la documentation et la commande et la distribution de cartes électroniques. Nous sommes en train de continuer à chercher des solutions pour alléger le fardeau de la recherche de distributeurs (…) et nous pensons pouvoir leur proposer des solutions encore plus effectives dans les prochains jours, a déclaré le DG d'Ecobank, lors d'un point de presse convoqué peu après une assemblée générale des actionnaires d'Ecobank Sénégal. La bancarisation (des étudiants) a été une gageure pour nous (…), un exercice extrêmement périlleux, vu la spécificité de la clientèle estudiantine composée de jeunes et de jeunes filles très bouillants, a-t-il relevé. Selon lui, ce projet a été une expérience originale. Nous ne le regrettons pas. Pour nous, ça a été l'occasion de participer d'une manière réelle, d'une manière effective, à amener une frange de la population vers la banque, a commenté le DG d'Ecobank. Il a cependant reconnu quelques points d'achoppement dans la conduite du projet, soulignant que son établissement a finalement pris l'initiative d'installer sur le campus de Dakar en particulier un certain nombre de guichets notamment pour ne pas entraver la qualité de ses services au détriment d'autres types de clientèle. Ecobank Sénégal a annoncé le même jour que le résultat net de son activité s'est établi à 5,4 milliards de francs CFA en 2011 contre 5,0 milliards de francs CFA l'année précédente, soit une croissance de 8 pour cent, selon son conseil d'administration (PCA), Alioune Ndour Diouf. Le niveau du résultat d'Ecobank a été soutenu par une croissance significative du produit net bancaire de 14%, qui passe de 21,2 milliards de francs CFA en 2010 à 24,26 milliards de francs CFA en 2011. Cela fait que la marge d'intérêt d'Ecobank Sénégal, qui représente l'activité primaire de la banque, représente 49 % du produit net bancaire, a révélé M. Diouf. Selon ces résultats, le niveau du PNB d'Ecobank Sénégal s'est apprécié en grande partie grâce à son activité crédit en 2011. Les crédits avec la clientèle ont augmenté de 10 pour cent, passant de 169 milliards de francs CFA en 2010 à 185 milliards de francs CFA en 2011. Dans une moindre mesure, note la banque, le niveau des ressources clientèle a modestement augmenté de 3% durant la même période, s'établissant à 255,4 milliards de francs CFA. Le total bilan au 31 décembre 2011 s'élève à 353,2 milliards de francs CFA contre 313,8 milliards au 31 décembre 2010, soit une hausse de 13%.