Un prêt de dix milliards pour la reconstruction des infrastructures de base en Casamance

Economie

Dakar, 27 jan (APS) - Un prêt d'environ dix milliards de francs CFA, dont la convention a déjà été signée, a été consenti par la Banque mondiale (BM) au Sénégal pour la construction d'infrastructures d'urgence de base, dans le cadre de la reconstruction en Casamance, selon le vice-président de la BM en charge de la région Afrique. Gobind Nankani qui s'exprimait jeudi à Dakar, au cours d'une conférence de presse, a cependant estimé que beaucoup de choses restent à faire, eu égard aux grandes potentialités décelées, selon lui, en Casamance. Nous devons reconnaître que la Casamance est l'une des régions du Sénégal avec le plus grand potentiel de développement, a dit M. Nankani citant la fertilité des sols et l'abondance de la pluviométrie de la région sud du Sénégal. La Banque mondiale apporte un important appui dans le cadre de la reconstruction de la Casamance, partie du Sénégal en proie, depuis plus d'une vingtaine d'années, à un mouvement irrédentiste. La Banque a ainsi approuvé, en septembre dernier, l'octroi de crédits d'un montant total de près de 50 millions de dollars, destinés notamment pour la reconstruction en Casamance et l'amélioration des conditions de vie dans les régions rurales. Les différents programmes initiés par le gouvernement, en collaboration avec l'institution monétaire internationale, sont pilotés par l'Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Un premier crédit de 20 millions de dollars, remboursables sur 40 ans avec une période de grâce de dix ans, vise par ailleurs à financer un projet englobant le déminage en Casamance, la fourniture des services sociaux de base et l'amélioration du réseau de communications routières dans les campagnes. Le programme inclut également des actions spécifiques post-conflits dans cette région qui a été frappée par les attaques répétées de la guérilla indépendantiste. BK/CTN