Le président de la chambre de commerce de Dakar se félicite de la hausse du budget de l'Etat

Economie

Dakar, 18 jan (APS) - Le président de la chambre de commerce d'industrie et d'agriculture de Dakar (CIAD), Mohamadou Lamine Niang s'est félicité mardi à Dakar de la hausse du budget de l'Etat, passé de 500 milliards avant l'alternance à plus de 1000 milliards de francs CFA en 2005. S'exprimant au cours d'une rencontre avec la presse, M. Niang par ailleurs président de l'union nationale des chambres de commerce du Sénégal a affirmé avoir fait une lecture positive du nouveau budget qui révèle un élargissement de l'assiette fiscale d'une part et qui a permis aux entreprises (les principaux contributeurs aux recettes fiscales) de gagner de l'argent d'autre part. Nous attendons impatiemment le glissement des Impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux (BCI) à 30%, car aujourd'hui les agrégats au niveau du ministère de tutelle peuvent permettre de passer à un BCI de 30 %, a ajouté M. Niang. Répondant à une question sur la situation de Chinois invité à quitter le boulevard du Centenaire, il a dit que c'est un problème grave et sérieux, rejetant les accusations de xénophobie vis-à-vis des Chinois. Nous ne sommes nullement xénophobes, car des Sénégalais sont partout dans le monde, mais en matière de transaction commerciale, il faut le respect de certaines normes, a-t-il indiqué. Selon M. Niang, environ 120 petits shops qui fabriquaient des chaussures à la Médina à Dakar sont confrontés à des problèmes d'écoulement de leurs produits, car ne pouvant pas faire face aux produits chinois vendus à des prix très bas. A ce propos, il a cité l'exemple d'une paire de chaussure des commerçants Chinois vendue à 500 Fcfa. Il a déploré par ailleurs qu'aujourd'hui les allées du centenaire du boulevard général de Gaulle soient envahies par des commerçants Chinois, auxquels nous ignorons tout de la provenance de leurs produits Le président de l'union nationale des chambres de commerce du Sénégal, revenant sur les missions spécifiques de la chambre de commerce, a indiqué qu'il s'agit de servir d'interface privilégié entre les pouvoirs politiques et les pouvoirs techniques et le secteur privé. La chambre de commerce transmet aux autorités publiques et administratives les doléances et les préoccupations des entreprises et transmet aux entreprises les décisions et les préoccupations du secteur public et de l'administration, a expliqué M. Niang. Il a souligné que la CIAD encadre par ailleurs les opérateurs économiques dans la création et l'évolution de leurs entreprises, les aide à avoir des partenaires à exporter et leur production. Il a également insisté sur le volet collecte de l'information économique qui est à mettre à la disposition des chefs d'entreprises. SG/ADC