Projet de cooperation entre les régions Paca et de Tambacounda

Agriculture

Tambacounda, 17 jan (APS) - L'Association régionale de développement local en région PACA (France) et l'Agence régionale de développement de Tambacounda ont mis en place à Dialacoto (70 Km de Tambacounda) un projet de coopération entre les régions de la Provence Alpes Cote d'Azur et de Tambacounda. Ce projet qui s'est concrétisé par la construction d'un village écotouristique dans la Communauté rurale de Dialacoto située à la périphérie du Parc national du Niokolo-Koba, associe des organismes de réinsertion de jeunes Français en difficultés. Aussi, a-t-il été créé au cours du séjour des jeunes français, un centre d'accueil écotouristique d'une capacité de quinze à vingt personnes évalué à environ sept millions et construit en matériaux traditionnels suivant les normes environnementales du milieu, a souligné Henry Dalbiès, Chef du Projet ARDL-PACA. Selon M. Dalbiès, ce projet qui se situe dans une logique de tourisme solidaire en soutien à un projet de développement rural, favorisera la création d'emplois dans cette localité riveraine du parc en sus des retombées financières qui iront directement aux populations de Dialacoto. Cette initiative de l'ARDL-PACA, en association avec l'ARD de Tambacounda, regroupe plusieurs organismes de réinsertion de jeunes français en difficultés à l'image de l'Association fouque d'aide à l'enfance de Marseille qui a assuré le financement et l'Association deferlante du département du Var, participant à la construction du centre d'accueil. Le projet devrait ainsi permettre de créer des liens entre les populations de Dialacoto et les jeunes de la France pour favoriser l'échange et le partage des expériences vécues par chacun, a estimé M. Dalbiès, relevant aussi la place importante accordée dans ce programme à la protection de l'environnement, la lutte contre les feux de brousse, la promotion de l'artisanat et la promotion des richesses patrimoniales (géographique, archéologique, culturel et ethnologique). Des groupes de cinq à six jeunes encadrés par trois éducateurs viendront régulièrement effectuer des séjours de rupture de quatre à cinq semaines en participant aux différents travaux d'intérêts collectifs, a-t-il indiqué avant de préciser que ces séjours dits de rupture permettront à ces jeunes de vivre des expériences fortes, riches et variées dans un environnement nouveau, inconnu mais sécurisé. Pour sa part, Mady Ndiaye, président du GIE et par ailleurs président régional des Amis de la nature a salué la portée du projet qui demeure une réponse à une des préoccupations des populations locales pour mieux sauvegarder ce patrimoine universel et cette réserve mondiale de biosphère qu'est le Parc national du Niokolo-Koba. BC/MIS/CTN