Près d'un milliard et demi investi par le PNIR à Kaolack

Economie

Kaolack, 15 jan (APS) - Le volume des investissements du Programme national d'infrastructures rurales (PNIR) dans la région de Kaolack se chiffre à 1. 477. 415. 285 francs CFA environs, entre 2002 et 2004, a révélé le coordonnateur régional du PNIR, Oumar Diokhané. Ces investissements concernent essentiellement les réalisations de petits projets du fonds d'investissement local, à travers les infrastructures sociales de base et le financement d'activités génératrices de revenus notamment, a précisé M. Diokhané au cours d'un atelier de mise à niveau organisé jeudi à l'intention des professionnels de la communication. A cet effet, 25 premières conventions de financement ont été signées entre 2002 et 2003 avec six communautés rurales : Paos-koto, Dianké Souf, Nganda, Maka Yop, Ida Mouride et Lour Escale. Par ailleurs, cent huit petits projets sur 141 ont démarré, 82 ont été effectivement réceptionnés, selon M. Diokhané. Le PNIR dispose, dans l'exécution de ses projets, de trois guichets affectés à trois fonds : l'investissement rural, l'appui à l'innovation et le désenclavement. Pour ce dernier fonds, seule la communauté rurale de Paos-koto a pu démarrer la réalisation de la piste Darou Khoudos-Paoskoto, sur financement du programme. Les études sont en cours, concernant les autres collectivités. Le PNIR intervient dans 13 des 41 communautés rurales de la région : Ndioum Gainth, Gainth Pathé, Birkelane, Ribot Escale, Ndiognick, Mboss et Gniby. Excepté Paos-koto (Nioro) qui a servi de test en 1998, toutes ces localités se trouvent dans le département de Kaffrine. Avec l'exécution qui lui est confiée du programme de pistes communautaires sur fonds additionnel BAD - OPEP, le programme évoluera en 2005 dans 18 communautés rurales, dont cinq nouvelles : Taïba Niassène, Ngayène Sabakh, Gainth Kayes (Nioro), Latmingué et Keur Socé (Kaolack). Trente neuf conventions de financement sur fonds d'investissement local et 18 conventions pour la réalisation de pistes devraient être signées cette année. A travers le concept de développement rural décentralisé et participatif, le PNIR s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, a indiqué son coordonnateur à Kaolack. A cet effet, les collectivités signataires des conventions bénéficient également d'un appui institutionnel, d'une planification locale et d'une formation capacitante et redynamisante. M. Diokhané a révélé qu'un un plan régional consolidé de formation est en cours d'exécution, qui a permis déjà de former les acteurs locaux en passation de marché, finances et fiscalités locales et maîtrise d'ouvrage local. Mas il se pose, concernant ce volet, la question de la contrepartie financière des collectivités, au point que l'intervention de l'Etat et de la diaspora s'est avérée parfois nécessaire, pour les mobiliser, a-t-il dit, ajoutant cependant que la situation a beaucoup évolué aujourd'hui grâce à la visibilité, de plus en plus, des réalisations. Mais, estime-t-il, des réformes comme celle relative à la fiscalité, quoique difficiles, s'imposent au niveau national pour permettre la mise en œuvre du Programme et surtout de le pérenniser. Le PNIR et d'autres programmes d'appui à la décentralisation souhaitent l'accélération de la réforme fiscale. MS/BK