Iba Der Thiam explique son abstention lors du vote de la loi Ezan par des convictions personnelles

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Dakar, 7 jan (APS) - Le vice-président de l'Assemblée nationale, le professeur Iba Der Thiam, a expliqué son abstention lors du vote du projet de loi Ezan, vendredi, par des convictions personnelles avant de refuser d'entrer dans certains détails, pour le moment. Interrogé par la presse, sur les raisons de son abstention, le coordonnateur de la CAP21 a souligné qu'une concertation de manière à trouver une base de consensus aurait été meilleure pour le pays en lieu et place d'une confrontation entre deux camps. Ce qui manque au Sénégal, c'est l'unité de tous ses fils, a-t-il dit soulignant qu'il y avait une sorte de décrispation politique et puis cette affaire est arrivée. Je voudrais qu'on puisse continuer sur la lancée qui existait avant que cette proposition ne soit déposée, a affirmé Iba Der Thiam, rappelant à ce propos la présence des leaders de l'opposition lors de la signature de l'accord de paix entre le gouvernement et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, le 30 décembre dernier. Nous étions dans une conjoncture de regroupement et de convergence, a-t-il expliqué. Iba Der Thiam a indiqué qu'aujourd'hui, le Sénégal est proche des 8 pour cent de taux de croissance qui auraient le point de départ de la défaite de la pauvreté et de l'entrée dans une société émergente. Pour le moment, je préfère ne pas entrer dans certains détails. Il aajouté que le vote de la loi d'amnistie est intervenu au moment où le Millenium challenge account arrive, au moment où le Société financière internationale vient de décider de financer tous les projets du chef de l'Etat, y compris, l'aéroport de Diass. Répondant à une question sur son mutisme lors de la séance plénière, le vice-président de l'assemblée nationale a expliqué que c'est un choix personnel, ajoutant qu'il a estimé qu'il devait écouter les autres. La loi Ezan qui amnistie les faits liés à l'assassinat de maître Babacar Sèye et les incidents se rapportant à la politique entre 1983 et 2004 a été votée par la majorité des députés, vendredi. AD/CTN