450 milliards de francs CFA pour l'accès à l'eau potable et l'assainissement au Sénégal, selon Habib Sy

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Dakar, 7 jan (APS) - Un montant global de 450 milliards de francs CFA est disponible pour renforcer l'accès à l'eau potable et à l'assainissement en milieu urbain et rural, a annoncé, vendredi à Dakar, le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Hydraulique, Habib Sy. Le nouveau programme d'investissement d'un montant global de 450 milliards de francs CFA vient assurément à son heure, a dit M. Sy lors de l'atelier pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en matière d'alimentation en eau potable et d'assainissement au Sénégal. Il a précisé que 155 milliards sur cette somme seront réservés à l'hydraulique rurale. Il a expliqué cette option en citant le rapport sur l'état des lieux qui indique que « 40 pour cent des forages ont plus de 20 ans et devront être réhabilités ou renouvelés dans les prochaines années. Habib Sy avait à ses côtés le ministre de la Prévention, de l'Assainissement et de l'Hygiène publique, Lamine Bâ, des directeurs de nationaux de sociétés, des experts et consultants. Selon le ministre de l'Agriculture et de l'Hydraulique, ce programme, encore dénommé PEPAM 2015, permettra d'atteindre un taux d'accès à l'eau potable de 85 pour cent et de réaliser, voire dépasser l'objectif de 30 litres d'eau par personne, grâce à la réalisation de 202 forages multivillages, 98 forages mono villages, 524 extensions à partir de forages existants avec la construction de 242 nouveaux châteaux d'eau et un programme volontariste de 80 000 branchements sociaux domiciliaires en milieu rural. L'année 2005 devrait être marquée au Sénégal non seulement par l'inauguration du chantier qu'est la nouvelle usine de traitement d'eau potable de Keur Momar Sarr réalisée ans le cadre du Projet à long terme, mais également par le lancement des travaux des adductions d'eau rurales de l'axe Notto Ndiosmone Palmarin, de celui de Gorom Lampsar et du projet d'amélioration et de renforcement des points d'eau dans le bassin arachidier (PARPEBA) polarisant au total 420 villages, a indiqué M. Sy. Il a qualifié de réussite le projet de réforme du système de gestion des forages ruraux (REGEFOR) qui a expérimenté les principes de responsabilisation des populations et des collectivités locales dans la programmation et la gestion des forages ruraux, avec le remplacement des comités de gestion par des associations d'usagers de forages (ASUFOR). Ce projet repose par ailleurs sur la contractualisation de la maintenance avec le secteur privé national, la vente de l'eau au volume. Pour le ministre, la réussite du PEPAM passera par la généralisation des principes testés avec succès par le projet Regefor. Habib Sy a ajouté qu'une nouvelle loi sur le service public est en cours de préparation et permettra d'ici la fin de 2005, de mieux définir le cadre d'intervention des acteurs et de préciser la politique de l'Etat pour développer ledit service public. Pour ce qui est de l'hydraulique urbaine, les acquis positifs de la réforme de 1995 seront consolidés à travers la poursuite du programme de branchements à l'eau potable, de renouvellement des réseaux et de renforcement des systèmes d'adduction d'eau dans les centres secondaires. Une réflexion est en cours pour lancer dans les meilleures conditions de la réforme de deuxième génération de l'hydraulique urbaine à partir de 2006, a indiqué le ministre. Se basant sur le fait que la question de l'eau (lui) apparaît transversale, il a estimé qu'elle nécessite la contribution et l'engagement de tous les acteurs, parmi lesquels les pouvoirs publics, les partenaires au développement et la société civile. Selon le ministre, cet atelier marque la fin du processus qu'il a lancé depuis le 14 janvier 2004, pour l'élaboration d'un document stratégique pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en matière d'alimentation en eau potable et d'assainissement au Sénégal. ALD/ADC