Edouard Daouda Diop expose sur les Convergences africaines, du 10 au 25 janvier à la Galerie nationale

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Dakar, 7 jan (APS) - L'artiste Edouard Daouda Diop présente du 10 au 25 janvier à la Galerie nationale d'art, des œuvres sur le thème Convergences africaines, lors d'une exposition parrainée par le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO), annoncé vendredi à l'APS l'intéressé. Le gouverneur de la BCEAO symbolise une sorte de convergence. Il a statut qui lui confère une autorité auprès des chefs d'Etat des pays membres, a expliqué Edouard Daouda Diop en atelier depuis avril dernier pour exposer une quarantaine d'œuvres. Edouard Daouda Diop, qui est aussi photographe et sculpteur, travaille à rassembler des pièces pour leur donner des formes et lancer des messages. Le cauris est la principale matière utilisée dans sa dimension esthétique et mystique. On rencontre l'objet dans les parures, les vêtements au même titre que l'or. Le cauris est donc un élément de convergence. Sa blancheur symbolise la paix, explique l'artiste qui est un agent de la BCEAO. Le thème de l'exposition, Convergences africaines, est un prétexte pour parler de l'unité africaine, selon Moussa Ndiaye, critique d'art et administrateur général de Afrika Art Culture, organisateur de l'exposition. Dans l'expression, souligne Moussa Ndiaye, il y a une harmonisation des points de vue. Il y a la vision d'un objectif commun. L'artiste s'intéresse à son institution et, à partir de là, il y a un glissement vers l'unité africaine. Il s'agit donc à travers cette loi de donner un e dimension culturelle à une institution monétaire. Edouard Daouda Diop travaille sur le cauris, coquillage exprimant une idée de convergence. Le cauris a servi pendant des siècles d'instrument d'échanges entre les peuples. C'est en même temps un objet qui a une dimension mystique, utilisé comme élément de divination, selon M. Ndiaye. A partir du cauris nous avons ouvert une porte sur le combat pour la liberté d'expression. La question de l'unité se pose. Il faut faire de sorte que cette notion d'unité ne soit pas un vain mot et se traduise dans des actes concrets, ajoute Edouard Daouda Diop qui s'évertue, en tant qu'agent de la BCEAO, de gérer ses heures perdues. Dans l'organisation matérielle, il y a le travail de création, et il y a la gestion de ce travail. Il s'agit de faire jouer son inspiration, indique-t-il, rappelant avoir participé à plusieurs expositions dont une collective en 2004 organisée par le Mouvement des artistes plasticiens de Plateau. Il a aussi été désigné révélation de la dernière édition de la biennale de l'art contemporain de Dakar en mai-juin 2004. Edouard Daouda Diop faisait partie des photographes présélectionnés pour les Jeux de la Francophonie prévus à la fin de l'année 2005. ADC