La SENELEC obligée de hisser sa contribution au taux d'électrification de 35 à 41 pour cent, selon la CRSE

Economie

Dakar, 4 jan (APS) - La Société nationale d'électricité est dans l'obligation, pour la période 2005-2009, de porter sa contribution au taux d'électrification du Sénégal de 35 pour cent en 2004 à 41 pour cent en fin 2009, indique la Commission de régulation du secteur de l'électricité (CRSE), dans un document relatif à la révision des conditions tarifaires de la SENELEC, dont copie a été reçue par l'APS. Le document souligne que l'objectif de raccorder 132.310 nouveaux abonnés domestiques avant fin 2004 a été atteint et dans le cadre des nouvelles normes et obligations assignées à la SENELEC, la société doit raccorder 162.414 nouveaux abonnés domestiques en 2005-2009. La synthèse que la CRSE fait du bilan de la société rend compte d'une situation déficitaire de la SENELEC entre 1999 et 2004, aussi bien sur le plan technique que sur le plan financier, due à un contexte difficile. L'organe de régulation du secteur de l'électricité note cependant une évolution favorable en 2003, tendance qui, selon lui, devrait se confirmer en 2004. Au terme de la période 1999-2004, la CRSE doit définir de nouvelles conditions de fixation des tarifs de l'électricité pour 2005-2009. A cet effet, une consultation publique entamée depuis le 20 décembre 2004 s'étendra jusqu'au 14 janvier 2005 et aboutira à de nouvelles conditions tarifaires qui entreront en vigueur au plus tard le 1-er octobre 2005. La CRSE est une autorité indépendante chargée de la régulation des activités de production, de transport, de distribution et de vente d'énergie électrique. Les tarifs de l'électricité sont soumis à régulation pour éviter que la SENELEC, opérateur historique, n'abuse de sa position de monopole. L'objectif de cette régulation est de minimiser les tarifs appliqués aux consommateurs tout en respectant la viabilité financière de la SENELEC et la qualité de l'énergie fournie. BK/CTN