Le chef de l'Etat: il faut aller au-delà des succés et faire du Sénégal une nation émergente

Economie

Dakar, 31 déc (APS) - Le président de la République, dans son message à la nation, prononcé vendredi, à la veille du nouvel an, a dit sa détermination d'aller au-delà de l'état plus que satisfaisant de l'économie nationale en vue de faire du Sénégal une nation émergente. (...) l'état de notre économie est plus que satisfaisant. Avec un taux de croissance de plus de 6 pour cent - cette année 6,7 pour cent, précisément-- nous continuerons notre chemin vers le point de mire : l'espace des nations émergentes, a indiqué le chef de l'Etat, ajoutant la croissance ne saurait être une fin en soi. Elle (Ndlr : la croissance) n'a pas de portée véritable que si elle contribue au bien-être de la population et à améliorer les conditions de vie des travailleurs. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la dernière hausse des salaires, a-t-il expliqué avant de souligner que parallèlement à ces importants acquis sociaux, le Gouvernement poursuivra en 2005, la mise en place du programme triennal de recrutement d'agents de la fonction publique. Pour le chef de l'Etat, il s'agit ni plus moins de procéder au partage des fruits de la croissance en faisant profiter de l'amélioration de la situation à l'entreprise, au travailleur et à la société. Il a toutefois souligné que si les principaux partenaires du Sénégal lui font confiance c'est parce qu'il fait preuve d'une bonne tenue de ses agrégats macro-économiques, d'où, selon lui, nous devons aller de l'avant pour réussir le paru d'un Sénégal aux portes de l'émergence. Je suis, pour ma part, déterminé aujourd'hui, plus que demain à conduire les changements nécessaires à la réalisation de cet objectif. Sur la même lancée, il a dit son attachement à la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques, une démarche qui promait la transparence et la lutte contre la corruption. Martelant que l'emploi des ces concepts ne peut être perçu comme de simples effets de mode revêtus de leur voile éphémère, il a affirmé: la corruption a gangrené le monde. Il suffit de lire les journaux pour s'en convaincre. Mais elle fait plus mal dans les pays sous-développés pour des raisons évidentes. Chez nous où elle atteint un degré insoupçonné, j'a la volonté de l'extirper de notre corps social. Vous vous en rendrez comptez bientôt. J'entends, a-t-il ajouté, faire de la probité un mode de la vie administrative et de pratique gouvernementale. A tous les échelons de responsabilité, le manquement à une saine gestion des affaires publiques doit être relevé et sanctionné sans faiblesse conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. Le chef de l'Etat a, par ailleurs, insisté sur l'important programme infrastructurel que l'Etat a entamé et qui devrait permettre au Sénégal de présenter en 2005 un tout nouveau visage avec des réalisations en vue, non seulement à Dakar et ses environs, mais également à l'intérieur du pays. Il a cité à ce propos les futurs échangeurs de Malick Sy et Cyrnos, à la Patte d'Oie, à Cambéréne et Pikine, sans oublier l'élargissement de l'autoroute de trois à six voies, son prolongement jusqu'à la Place du Tirailleur ainsi que l'allongement de la Voie de dégagement nord. En dehors des projets d'infrastructures en cours dans les régions (axe Dianah Malary-Carrefour 22, Mbour-Joal, Goxu Mbathie- Saint-Louis et le pont Médina Ndiatbé, plus 640 Km de pistes de désenclavement), le président de la République a dit que sept autres projets seront lancés en 2005 pour relier différentes villes du Sénégal des profondeurs. Par ailleurs, la célébration de la fête nationale de l'indépendance va continuer d'offrir l'opportunité de renforcer les capacités infrastructurelles des régions, a-t-il souligné, ajoutant que, tout en tirant l'enseignement de l'expérience de Thiés, l'occasion sera saisie pour dégager chaque année une somme de 60 milliards en investissements à répartir entre quatre capitales régionales. Ainsi, en deux ans, en 2006 et en 2007, les capitales de toutes les régions du pays seront couvertes. Thiés a abrité en 2004 la partie culturelle de la fête l'indépendance et en 2005, ce sera au tour de Fatick, a rappelé le chef de l'Etat, précisant toutefois que pour des raisons de structures adéquates le défilé militaire restera toujours à Dakar. CTN