Le taux d'investissement du Sénégal devra avoisner en 2005 ceux des pays émergents, selon Abdoulaye Diop

Economie

Dakar, 30 déc (APS) - Le gouvernement a entrepris des actions qui devront permettre au Sénégal de porter son taux d'investissement à des niveaux voisins de ceux enregistrés dans les pays émergents d'Asie, a indiqué le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. Dans une interview publiée par l'hebdomadaire Nouvel Horizon, dans sa dernière livraison, Abdoulaye Diop a notamment souligné qu'à partir de 2005, les investissments publics seront davantage renforcés avec la mise en oeuvre d'ambitieux programmes. Abdoulaye Diop a cité, à cet effet, le Programme d'amélioration de la mobilité urbaine (PAMU), la construction de la plate-forme de Diamniadio, entre autres. Il a ajouté que les investissements publics seront davantage renforcés avec la mise à la dispostion du service privé de parcelles aménagées prêtes à accueillir des unités industrielles. Selon le ministre de l'Economie et des Finances, le bilan économique et financier de 2004 est rès possitif. Après les performances enregistrées en 2003, l'économie sénéglaise reste maintenue en 2004 sur un sentier de croissance soutenue et plus équilibrée, a-t-il ajouté. Abdoulaye Diop a déclaré que les acquis enregistrés ces dernières années sur les différents fondamentaux ont été renforcés, ajoutant que ces dernières années, l'économie sénégalaise a été marquée par la consolidation vigoureuse des fondamentaux, malgré les contre-coups de la mauvaise campagne agricole en 2002. La répartition des richesses au plan national a atteint les personnes pauvres, a affirmé M. Diop, soulignant cependant que le gouvernement a initié des politiques ciblées, visant à renforcer les modalités d'atteinte des couches défavorisées. C'est ainsi que, selon lui, les ressources PPTE sont entèrement destinées à financer des dépenses sociales dont la plus grande partie est consacrée au monde rural. Selon lui, le buget national a été doublé en l'espace de quatre années et il est passé en recettes de 516,6 milliards de francs en 2000 à 1229 milliards de francs en 2005, soit une augmentation de 137,9 pour cent. Cette augmentation est due à trois facteurs principaux, a encore dit M. Diop, citant notamment l'amélioration du recouvrement des recettes fiscales, le profit tiré des ressources PPTE dont a bébéficié le Sénégal et le recours au marché monétaire et financier de l'Unio économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). AD/CTN