Pour un élargissement du PAGF vers le département de Mbacké

Agriculture

Diourbel, 27 déc (APS) - Le directeur du projet agroforestier de lutte contre la désertification de Diourbel (PAGF 2) , le colonel Momar Guéye a vivement dénoncé la campagne de mauvaise presse orchestrée dans certains milieux surtout intellectuels, présentant le département de Mbacké comme celui où la volonté d'accaparement du pouvoir maraboutique n'épargne aucun investissement. A cet effet, il a plaidé avec l'ensemble des membres du comité régional de coordination du PAGF en faveur de l'élargissement de l'intervention de son institution vers le département de Mbacké . Aujourd'hui, l'Etat a dégagé un enveloppe de 500 millions de FCFA pour accompagner l'élargissement du projet vers le département de Mbacké ; Aussi la BOAD est ouverte à cette idée , contrairement au FIDA qui ne veut pas en entendre parler, a-t-il ajouté, en présentant lundi à diourbel, le programme technique budgétaire annuel de son projet. Ainsi le budget global de l'exercice 2005 du PAGF s'élève à un montant de 1 888 736 978 francs contre la somme de 2 694 674 534 francs pour l'exercice 2004, soit une baisse de 805 937 556 francs en valeur absolue et 29,9 pour cent en valeur relative. Sous ce rapport, le coût de la composante Unité de direction et de suivi (UDS) s'élève à la somme de 237 625 970 francs, soit 12,6 pour cent du budget . D'un autre côté, la composant Renforcement des capacités locales (RCL) est estimée à 151 759 000 francs, soit 0,8 pour cent du budget, tandis que le volet Appui aux productions agro-sylvo-pastorales absorbe l'essentiel du budget 2005 avec une enveloppe de 1 499 352 008 francs soit 79,4 pour cent. Au cours des débats, les bénéficiaires, le conseil régional représenté par son premier secrétaire, Cheikh Seck, le président du conseil rural de Touba Serigne Makhtar Diakhaté, par ailleurs président de l'association régionale des présidents de conseil rural et l'ensemble des membres du comité régional de coordination du projet n'ont pas écarté l'idée d'une forte mobilisation régionale pour réclamer l'élargissement du projet au département de MBacké en vue d'un développement équilibré et équitable de la région. En fait, le projet n'intervient que dans les départements de Diourbel et de Bambey. Dans la même lancée, il a été fortement recommandé, la prolongation de la durée du PAGF2 jusqu'en 2006 afin de permettre d'accompagner les populations et aux techniciens d'achever la réalisation des grands travaux d'hydraulique qui connaissent des retards d'exécution dus pour l'essentiel, à la lenteurs des procédures administratives et à la surcharge de travail des deux seules entreprises spécialisées en hydraulique du Sénégal, à savoir CI/ Sénégal et Géo-mécanique. Aujourd'hui, les forages de reconnaissance sont réalisés à hauteur de 60 pour cent l'objectif fixé qui est de 50 forages à réaliser, tandis que les forages d'exploitation connaissent un taux d'achèvement de 75 pour cent avec un objectif de 8 forages à construire. Le PAGF est prévu pour s'arrêter en 2005. A défaut d'un prolongement, des voix s'élèvent déjà pour réclamer un autre projet de même nature pour combler le vide qui sera ainsi laissé par le seul projet de cette grandeur dont bénéficie la région de Diourbel. Le PAGF2 de Diourbel est financé à partir des accords signés entre le gouvernement du Sénégal et le FIDA d'une part et entre le gouvernement du Sénégal et la BOAD d'autre part. Le coût du projet dont la durée est de six ans s'élève à 8 068 000 000 francs toutes taxes confondues, soit 6 610 000 000 francs hors taxes. L'objectif global du projet est de créer une dynamique durable de développement au sein des villages par le renforcement des capacités des populations à la mise en œuvre des ressources des terroirs. MD/ALD/OF