Abdoulaye Diop dément l'implication du ministère des Finances dans la procédure de l'affaire des bons à enlever

Economie

Dakar, 7 juil (APS)- Le ministre de l'Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a déclaré, mercredi à Dakar, que son département n'est pas impliqué dans la procédure d'enquête de l'affaire des bons à enlever ayant conduit à l'arrestation de dix douaniers du Port autonome de Dakar. C'est la Douane qui avait porté plainte à la police. M. Bakary Traoré (responsable de la société Mondial Transit) a porté plainte au niveau de la gendarmerie. Ceci contre la même personne qui se trouvait être un transitaire ambulant. Cette plainte a abouti à l'arrestation de douaniers. Mais, en aucune façon, le ministère n'a été installé dans cette procédure, ni de près ni de loin, a dit M. Diop, s'exprimant lors d'un point de presse. Il a indiqué que le ministére des Finances a, tout au plus, cherché à en savoir plus sur les tenants et les aboutissants de l'affaire. Lorsque les journaux ont commencé à en parler, le ministère a demandé à un service qui appartient au ministère de l'Economie et des Finances, l'Inspection générale des Finances (IGF) de vérifier les allégations qui sont contenues dans le rapport de la gendarmerie. M. Diop a expliqué la démarche de son ministère par le fait qu'il ne pouvait pas obtenir les informations sur le dossier par l'intermédiaire du juge ou des gendarmes. Je ne connais pas le gendarme. Je ne connais pas le juge. Ils ne m'informent pas des procédures. J'aurais bien aimé avoir une relation écrite par mes services, a-t-il expliqué. Poursuivant son propos, il a souligné qu'Il n'y a jamais eu d'implication ni de collision de quelle que nature que ce soit et avec qui que ce soit. Le ministére des Finances n'a aucune intention de s'en prendre aux soldats de l'économie, a-t-il indiqué avant de marteler : Nous n'allons pas attaquer des douaniers pour les mettre en prison. Ce n'est pas notre rôle. Tout au plus, le ministère de l'Economie et des Finances se limitera-t-il à prendre des sanctions appropriées à l'encontre d'agents dont la responsabilité sera établie sur des manquements. Si nous voyons des faits pouvant impliquer une mise en cause des douaniers, nous le ferons sur le plan administratif. Nous demanderons à l'autorité lui-même de prendre les sanctions qu'il faudrait prendre. Selon lui, il n'y a jamais eu de chasse aux sorcières envers quel que douanier que ce soit. Et il ne peut pas y en avoir : le ministre du budget et moi-même, nous sommes les premiers douaniers. L'affaire des bons à enlever est décrite par les journaux comme une vaste escroquerie qui a permis de sortir frauduleusement du port de Dakar des centaines de véhicules et de conteneurs. Elle a éclaté en fin 2003, suite à une dénonciation suivie de plainte de la part du directeur général de la société Mondial Transit, Bacary Traoré. ASG/CTN/LTF/ALS --- 21h 04mn/GMT