L'accès préférentiel aux marchés ne favorise pas nécessirement la croissance, selon un expert de la BM

Economie

Dakar, 22 nov (APS) - Aaditya Mattoo de la Banque mondiale (BM) a déclaré récemment que rien ne permet de soutenir que l'accès préférentiel que certains pays développés accordent à d'autres de niveau économique moins avancé est facteur de croissance. Rien ne permet de dire que l'accès préférentiel aux marchés favorise les perspectives de croissance d'un pays, a notamment affirmé Aaditya Mattoo interrogé par FMI bulletin, organe d'information du Fonds monétaire international (numéro daté du 1er novembre). Selon M. Mattoo (BM), co-auteur avec Arvind Subramanian (FMI) d'un livre axé sur la manière dont le commerce multilatéral peut servir les intérêts des pays les moins avancés, un régime préférentiel incite souvent un pays à se spécialiser dans des domaines pour lesquels il n'a pas toujours un avantage comparatif global. Lorsque le traitement préférentiel disparaît, les coûts d'adaptation peuvent être très élevés. En même temps, il semblerait qu'un traitement préférentiel dispense un pays de l'obligation de procéder à sa propre libéralisation, a-t-il ajouté. Par conséquent, c'est souvent dans les pays qui sont sont tributaires d'un traitement préférentiel que le niveau de protection intérieure est le plus élevé. Pour toutes ces raisons, l'accès préférentiel n'est pas forcément souhaitable, souligne Mattoo. Par ailleurs, il a estimé que du point de vue des progrès de l'OMC, je pense qu'un traitement préférentiel plus poussé aurait en fait des effets néfastes, car, dès lors qu'un pays bénéficie d'un accès préférentiel, il a moins à gagner à la libéralisation multilatérale. BK/CTN