Serigne Daour Dia effectue des tests au FC Sheriff de Transnistrie(Moldavie)

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Dakar, 22 nov (APS) - Le milieu de terrain de la Jeanne d'Arc, Serigne Daour Dia, est à l'essai au FC Shériff de Transnistrie, un pays non reconnu par la communauté internationale, indique un article paru dans l'Equipe Magazine de samedi. Présent dans le groupe de la JA jusqu'à quelques jours de la rencontre retour contre l'Etoile sportive du Sahel (ESS), le milieu de terrain relayeur rarement titulaire cette saison chez les Bleu-Blanc qu'il a rejoint après deux saisons passées au Dakar université club (DUC) avait parlé d'essais en Moldavie à ses proches contactés par l'APS lundi. Il m'a appris qu'il devait aller faire des tests en Moldavie qui ne serait qu'un tremplin pour aller jouer en France parce qu'il pense avoir fait le tour de la question au Sénégal, a expliqué Joe Samba qui l'a couvé à l'ASC Fass où le jeune joueur d'une vingtaine avait fait ses premières armes avant de porter les couleurs de JA Fass, un club du championnat régional, le DUC puis la JA au cours de la saison 2003-04. Au lieu de la Moldavie, le jeune joueur qui avait des contacts à Dubaï mais aussi en France, selon M. Samba, a déposé ses baluchons en Transnistrie par le biais d'un agent de nationalité ghanéenne, précise la même source. Ce territoire de 621.000 habitants qui s'est autoproclamé république en 1990, suite à une sécession, est situé dans la partie orientale de la Moldavie, une ancienne république soviétique. L'équipe phare du territoire où Serigne Daour Dia effectue des tests se trouve dans la capitale Tiraspol et elle joue contre les autres équipes moldaves. Le club porte le nom de la firme Sheriff qui contrôle le pétrole, la téléphonie mobile, l'importation de voitures, le BTP, les supermarchés, les médiats (...) et attire les expatriés grâce à ses installations dignes des grands clubs européens selon l'Equipe Magazine. Ceci lui permet de recruter au-délà des frontières européennes et de plus en plus en Afrique. Serigne Daour Dia est arrivé en même temps que deux Burkinabés pour des tests. Dans ce pays, la situation politique est toujours bloquée. La région est un réservoir de munitions pour Moscou et il serait officiellement hors de prix de le déplacer ou de l'éliminer, selon l'Equipe Magazine du samedi qui a consacré un long reportage sur le club. Autre difficulté, la zone est sismique ce qui ajoute au climat d'insécurité selon une recrue brésilienne du club qui ne se doutait pas que la guerre menaçait et que la terre tremblait dans la ville, écrit la même source. SD/CTN