L'expérience du tourisme intégré du Sénégal est unique au monde, selon Christian Saglio

Economie

Ziguinchor, 19 nov (APS)- Le directeur du centre culturel et linguistique de Dakar, Chistian Saglio, a qualifié d'unique au monde l'expérience du Sénégal en matière de tourisme intégré. C'est unique au monde. Le Sénégal est le seul pays du monde à avoir fait le projet du tourisme rural intégré, a-t-il, vendredi à Ziguinchor, en marge de l'atelier de réflexion et d'appui à la renaissance de la Casamance. A ce sujet, il a indiqué qu'il y a une quarataine de thèses au Japon, au Canada, en Belgique sur le touriusme rural intégré. C'est, a-t-il ajouté, une expérience unique au monde et le Sénégal, trente ans avant tout le monde, a fait du développement durable auotcentré et endogène. Selon M. Saglio, les campements ruraux intégrés qui avaient été construits dans des pays comme le Mali ou le Bénin ont été étatisés et sont à moitié à l'abandon. Tout le contraire du Sénégal où ils étaient intégrés dans les structures d'auto-gestion villageoises. Seul regret: ces campements sont souvent privatisés dans la partie nord du pays. Une situation que M. Saglio explique par le fait que l'individualisme (y) est trop fort. Ce qui fait que tout projet collectif est récupéré par une hiérarchie, qu'elle soit traditionnelle, maraboutique ou issue de l'école moderne. Les projets d'hotels villageois avaient d'abord été réalisés en Casamance dans le but de favoriser un tourisme culturel, de rencontre et de découverte. Il s'agissait aussi d'aider à parvenir à un développement rural intégré, auto-centré. C'est ce qui explique le fait que les campements avaient été construits à partir des matériaux locaux par les populations locales elles-mêmes. Les seules concessions faites à la modernité ne concernaient que les toilettes ou les fosses sceptiques. Ces infrastructures étaient gérées par les villageois eux-mêmes et les bénéfices investis dans la construction d'équipements comme les écoles, les infrastructures sanitaires ou dans la crétaion de coopératives fruitières, de pêche, etc. Bref, il fallait selon M. Saglio, faire face à l'exode rural qui commençait à dépeupler les villages, en permettant aux populations de trouver des revenus sans éprouver le besoin d'émigrer. Rejeté par l'administration à cause de sa trop grande réticence et par les Organisations non gouvernementales qui le considérent comme porteur de dangers, le tourisme rural intégré a cependant fini par triompher. Selon M. Saglio, il avait trouvé des défenseurs comme le ministre de la Coopération, Emile Badiane, le ministre du Tourisme, Mousptapha Fall, le gouverneur de la région, Bélal Ly. ASG/CTN