L'AGOA a permis une augmentation de 55 pour cent des exportations de l'Afrique vers les Etats-Unis

Economie

Dakar, 16 nov (APS) - Le Pacte africain de croissance et des affaires (AGOA) a permis une augmentation de 55 pour cent des importations des pays d'Afrique au Sud du Sahara vers les Etats-Unis, a déclaré mardi à Dakar, Florizelle Liser, du département du Commerce des Etats-Unis, selon qui les exportations de produits pétroliers ont connu une augmentation de 32 pour cent. Florizelle Liser qui représentait les Etats-Unis au Congrès mondial des affaires en Afrique ouvert mardi à Dakar, a estimé que l'Afrique doit jouer un rôle important dans le commerce international, précisant que l'aide seulement ne pourra pas permettre au continent noir de jouer un rôle important dans lés échanges internationaux. Nous voulons renforcer nos relations avec l'Afrique, a-t-elle dit, rappelant que les produits du continent sont les bienvenus aux Etats-Unis. L'AGOA a été mis en place pour faciliter les échanges avec l'Afrique en mai 2000, rappelle-t-on. Initialement prévu pour finir en 2005, il a été prolongé jusqu'en 2015. Florizelle Liser a cependant précisé que l'AGOA ne concerne pas que le pétrole, ajoutant qu'il porte sur des centaines d'autres produits. Il cherche à servir de passerelle entre l'économie africaine et celle des Etats-Unis, a-t-elle encore dit avant de souligner qu'en plus de l'accès au marché, l'Afrique a besoin d'un environnement propice aux affaires pour décoller. Selon elle, l'accès au marché n'est pas suffisant et une assistance technique est nécessaire. Il ne suffit pas d'ouvrir les portes, il faut également savoir quelle voie emprunter comme les infrastructures, a estimé la représentante du département américain du commerce. Le Nigérian Alhadji Bamanga Tukur, membre du NEPAD Business group a, pour sa part, indiqué que le monde ne connaîtra la paix, la stabilité et un développement harmonieux que si toutes ses composantes sont prises en considération. Selon lui, les initiatives prises dans le passé ont échoué parce que le secteur privé n'a pas été impliqué. Toutefois, a-t-il précisé, on assiste maintenant à un changement radical parce que tous les secteurs du développement sont impliqués. Le secteur privé doit parler d'une seule et même voix, a déclaré M. Tukur pour qui on a souvent tendance à parler du secteur privé mais on ne lui parle pas. AD/CTN