Plus de 234 tonnes d'arachides collectées à Tambacounda, Kaolack et Fatick

Economie

Kaolack, 12 nov. (APS) - Quatre jours avant le démarrage officiel de la campagne de commercialisation des arachides, fixée au 10 novembre dernier, plus de 234 tonnes d'arachides ont été collectées dans les régions de Tambacounda, Kaolack et Fatick et livrés à l'usine de la Sonacos-Lyndiane sur la base du système carreau-usine. Selon Cheikh Sokhna, responsable des achats à la Sonacos-Lyndiane, 380 points de collecte sont ouverts à travers les régions précitées et ont été pour la presque totalité confiés aux opérateurs qui, pour la plupart ont bénéficié des avances sur factures pour pouvoir démarrer leurs achats. Les prévisions de collecte de la Sonacos-Lyndiane dans les trois régions sont estimées cette année à plus de cent mille tonnes d'arachides d'huilerie contre 42.000 tonnes l'année dernière. Toutefois, les opérateurs débiteurs de la Sonacos-Lyndiane ou impliqués dans les affaires des bons impayés des précédentes campagnes sont exclus de la collecte, a précisé M. Sokhna, rappelant que tout tonnage livré à l'usine est payé dans les 24 heures après le dépôt des factures Il a aussi indiqué que des facilités sont accordées aux organisations paysannes, aux GIE et aux gros producteurs qui regroupent et livrent directement leurs graines. Ces derniers, a-t-il ajouté sont aussitôt payés avec toutes les marges qui devaient revenir aux transporteurs. Avec les primes accordées par la Sonacos aux collectivités qui auront le plus vendu dans le circuit officiel et le maximum de semences qui leurs sont fournies, les producteurs, de l'avis de M. Sokhna, ont véritablement compris le concept vente utile pour ne plus accepter de brader leurs graines dans le marché parallèle au détriment du circuit officiel. Les communautés rurales de Maka Colibantan, Keur Samba Guèye et Médina Sabakh, ont déjà bénéficié de ces primes. D'ailleurs un dispositif très étoffé d'inspecteurs et de contrôleurs est aussi mis en branle pour sécuriser les financements et surtout pour éviter que le problème des bons impayés ne se reproduise, a révélé M. Sokhna qui a invité les producteurs à dénoncer le moindre retard de paiement par leurs opérateurs. MS/OF