L'insémination de près de 4000 vaches sera subventionnée à plus de 80% par le gouvernement, selon Macky Sall +++ Envoyé spécial de l'APS : Souleymane Gano +++

Economie

Niakhar, 6 nov (APS) - Le premier ministre Sénégalais, Macky Sall a annoncé vendredi à Niakhar (région de Fatick, centre) que l'opération d'insémination artificielle de près de 4000 vaches sur toute l'étendue du territoire national, sera subventionnée à plus de 80 % par le gouvernement. M. Sall présidait ainsi la cérémonie officielle de lancement de la campagne nationale 2004-2005 d'insémination artificielle bovine au cours d'une cérémonie marquée par la présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l'Elevage, Mme Oumou Khairy Guèye Seck. L'opération d'insémination artificielle de près de 4000 vaches, sera subventionnée à plus de 80 % et devrait permettre une amélioration de la productivité de (notre) élevage ainsi qu'une augmentation du revenu des éleveurs, car une vache métis entretenue dans les conditions optimales d'élevage, produit autant que dix vaches de nos races locales, a-t-il notamment dit ajoutant : ce mode de reproduction sera démocratisé à travers une plus grande proximité avec les éleveurs, une plus grande diffusion dans les zones les plus favorables, une continuité de l'approvisionnement en semences animales. Pour le chef du gouvernement, ces actions seront accompagnées de précaution d'usage pour la sauvegarde et la conservation de nos races locales qui demeurent, malgré tout, les plus adaptées à nos conditions agro écologiques. Le gouvernement s'engage au côté des éleveurs partout au Sénégal, du Fouta (nord) à la Casamance (sud), du Sénégal oriental (est), au Cap vert (ouest), en passant par les régions centrales (Kaolack, Fatick, Diourbel, Thiès), mais également de Louga (nord-est), de Saint-Louis (nord), pour dire que pour le gouvernement, le secteur de l'élevage va constituer, à côté de l'agriculture, un des (soutiens) fondamentaux devant servir de levier à la nouvelle stratégie de croissance accélérée de notre économie nationale, a assuré le premier ministre. Selon lui, le gouvernement a décidé de définir chaque année des secteurs sur prioritaires, sur lesquels il va consacrer l'essentiel de ses efforts et c'est dans ce cadre qu'il a choisi pour l'année 2005, de faire de l'agriculture, de l'éducation, de la santé et surtout des infrastructures la priorité des priorités. 2006 pourrait être une année de l'élevage ou l'ensemble des besoins prioritaires pourront être satisfaits par le gouvernement, a-t-il souligné. SG/IN