217.000 tonnes de poissons débarquées à Mbour, l'année dernière

Economie

Mbour 28 oct (APS) - La production halieutique totale du département de Mbour (80 Km à l'Est de Dakar) est estimée à 217.000 tonnes de poissons, de crustacés et de mollusques pour un chiffre d'affaires de 25 milliards 500 millions de F.CFA en 2003 contre 160.000 tonnes de poissons enregistrées en 2002, soit un chiffre d'affaires de 31 milliards de FCFA. L'annonce a été faite par le chef du service départemental des pêches et de la surveillance côtière, Babacar Mbaye qui précise, dans un entretien exclusif avec l'APS que ce tonnage était en 2000 de 203.000 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 16 milliards de FCFA. L'importance de la valeur commerciale de la production de 2002, s'explique, selon M. Mbaye, par le succès commercial de la pêche au poulpe. Au niveau du quai de pêche de Mbour dont la gestion est confiée au GIE And liguey tefess, il a été débarqué pour la même période, environ 55.500 tonnes de poissons, pour une valeur commerciale estimée à 7 milliards 750 millions de FCFA, soit 46 pour cent en valeur des mises à terre du département débarquées au cours de la même année. En 2004, le quai de pêche de Mbour a généré du 1-er au 31 août 2004 des recettes brutes de l'ordre de 6 millions 800.000 de FCFA. Selon M. Mbaye, les espèces nobles sont mieux commercialisées auprés des mareyeurs locaux, des fournisseurs des usines exportatrices. D'où, selon lui, l'importance du coût de ces poissons. Cependant le mareyage vers les régions et les usines de Dakar absorbe 65 pour cent de la production tandis que 33 pour cent sont destinés à la transformation artisanale du poisson, contribuant ainsi, d'après M. Mbaye, à la valorisation des excédents de production. Le sous-secteur de la transformation artisanale contribue largement à la ouverture en protéines animales des populations de l'arrière-pays et sert d'appoint dans les zones côtières et les grands centres urbains. Selon la même source, le secteur de la transformation est aussi un grand pourvoyeur d'emplois, du fait de son rôle d'occupation professionnelle de milliers de foyers, grâce aux emplois directs qu'il génère. Dés lors, l'aménagement des sites de travail, l'amélioration des capacités organisationnelles des femmes, l'introduction de nouvelles technologies et la mise en place d'un système de crédit adapté, constituent, selon M. Mbaye, un grand espoir pour l'augmentation des revenus. ADJ/IN/CTN