Le CNES surpris par la récurrence des discussions sur la filiére du pagne tissé

Economie

Dakar, 26 oct (APS) - Le directeur exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal(CNES), Mor Talla Kane, s'exprimant, en particulier, sur la faible capacité de production de la filière sénégalaise du pagne tissé, a fait part de sa surprise devant la récurrence des mêmes discussions, entamées à ce propos il y a une vingtaine d'années de cela. M. Kane qui s'exprimait au deuxième jour des ateliers initiés sur le pagne tissé par le Projet de promotion des exportations du Sénégal (PPES), s'est dit surpris de se rendre compte que des discussions, en cours depuis une dizaine d'années, se poursuivent encore aujourd'hui. C'est inquiétant, a-t-il souligné, ajoutant : on ne peut pas rester pendant vingt ans à parler des mêmes problèmes dans les mêmes termes. Ce qui a simplement changé, c'est l'environnement international. La directrice du PPES, Mariam Daffé, a souligné que les problèmes liés à la faible capacité de production de ce secteur sont des besoins structurants auxquels sa structure veut s'attaquer. Elle s'est cependant félicité de la créativité, de l'innovation et du dynamisme qui caractérisent le secteur. La dimension technologique est très faible (dans le secteur). Elle n'est même pas exprimée, a souligné Mor Talla Kane selon qui de plus en plus, il faut que les gens aillent vers des investissements massifs. Quand vous avez un marché international à conquérir, vous ne pouvez pas le gagner avec des rudiments, a souligné le directeur exécutif du CNES, considéré comme le meilleur spécialiste sénégalais des questions de l'artisanat. Certains participants à cet atelier axé sur les opportunités et la stratégie commerciale de conquête des marchés ont préconisé la création d'un atelier pilote qui regrouperait tous les acteurs du secteur, en vue de parvenir à une capacité de production acceptable. Plusieurs acteurs du pagne tissé sénégalais ont reconnu que très souvent, au cours d'expositions ou de salons internationaux, ils ont été incapables de satisfaire des commandes du fait de la faible capacité de leurs différentes structures, se contentant tout juste de succès d'estime. Le directeur exécutif qui a trouvé cette idée (atelier pilote) géniale, a estimé que la création, c'est la solitude. Mais l'exploitation de la création doit être partagée. Il a cependant insisté sur la nécessité de mettre en place des structures molles. BK/CTN