Vers la reprise de l'exploitation de l'or de sabodala

Economie

Dakar, 22 oct (APS) - L'exploitation de l'or de Sabodala (département de Kédougou, sud est) va reprendre dans neuf mois avec la société australienne MDL, choisie comme adjudicataire, a révélé vendredi le ministre de l'Energie et des Mines, Madické Niang, La société va recevoir une lettre de notification et aura trois semaines pour négocier avec l'Etat du Sénégal une convention d'exploitation qui va être suivie d'un décret de concession minière signé par le président de la République, a précisé M. Niang qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse. Il a aussi dit qu'un budget de 8 millions de dollars (environ 4,5 milliards de francs CFA) va être investi pour la réactualisation des données techniques et économiques, l'augmentation des réserves et des investissements sociaux. La sociét MDL va exploiter un périmètre de 20 Km2 pour lequel il est demandé une exploitation immédiate, a indiqué Madické Niang. Il a précisé que ce périmètre concerne les ressources qui ont été identifiées avec précision et qui sont de l'ordre de 15 à 17 tonnes d'or. En outre, un titre d'exploration sera accordé à la société canado-saoudienne Euromines qui va signer avec le gouvernement une convention dans ce sens. Euromines sera chargée de la recherche et de l'exploration sur un périmètre large de 230 Km2, selon Madické Niang. Ce périmètre nous vaut beaucoup d'espoir dans la mesure où, à côté, dans la même continuation géologique de l'autre côté de la frontière à Sadiola au Mali, on a eu à faire une très belle découverte, a-t-il dit. Revenant sur le processus qui a abouti au choix de ces deux sociétés, Madické Niang a souligné que la commission chargée du dossier a utilisé une procédure d'une transparence irréprochable et a veillé à la préservation des intérêts du Sénégal à tout point de vue. Huit sociétés avaient déposé leur dossier à la suite de l'appel d'offre. Nous avons imposé un minimum de critères que nous avons jugé déterminants dans notre choix définitif, a expliqué Madické Niang. Il s'agit notamment, selon lui, de royalties que l'Etat doit tirer de l'exploitation et de l'exploration, de la part du capital réservée à l'Etat du Sénégal et aux privés sénégalais (30 pour cent). Cette commission est constituée d'un représentant de la Présidence de la République, d'un représentant de la Primature, d'un représentant du ministère de l'Economie et des Finances, et des représentants du ministère de l'Energies et des Mines C'est un élément très important parce que l'Etat doit en tirer quelque chose. Ce sont des ressources qui ne sont pas renouvelables et qui appartiennent à l'Etat du Sénégal, a-t-il souligné. C'est nous qui avons guidé le processus et c'est nous qui avons assigné des objectifs. Nous n'avons pas laissé les compagnies nous dicter leur loi Selon Madické Niang, les exploitations minières actuellement en cours au Sénégal, n'apportent rien à l'Etat du Sénégal. Dans le domaine des phosphates par exemple, en dehors des emplois, la convention qui avait été signée, ne permettait pas d'en tirer profit, a-t-il indiqué, estimant qu'il est inacceptable, quelle que soit la taille de la société concernée, qu'on signe une convention qui ne prenne pas en compte les intérêts et de l'Etat et du peuple sénégalais. ADC/OF