La coordonatrice du rapport de Davos: le Sénégal est absent du classement par manque de données le concernant

Economie

Dakar, 22 oct (APS) - Le Sénégal ne figure pas dans le dernier classement dressé par le Forum économique de Davos par manque de données le concernant et non pour des raisons de performances économiques, a expliqué la coordinatrice du rapport de Davos pour l'Afrique. Selon Emma Loades, dans un entretien téléphonique avec l'APS, vendredi, le Sénégal n'a pas été classé contrairement à l'année dernière parce que nous n'avons pas obtenu les données pour le faire. Ce classement, a expliqué Mme Loades, se base sur un questionnaire distribué aux entreprises dans chaque pays. Dans les différents pays, nous avons des partenaires avec lesquels nous faisons ce travail. Au Sénégal, le Centre de recherches économiques appliquées (CREA, un institut de la Facultés des Sciences économiques de l'UCAD) est le partenaire du Forum de Davos. S'expliquant sur les raisons qui ont fait que le Sénégal ne figure pas dans le classement de cette année intitulé comme d'habitude compétitivité pour la croissance et dressé avec 104 pays, elle a déclaré : c'est une question de moyens qui nous a empêché de travailler dans les délais avec le CREA. Par conséquent, le Sénégal ne pouvait pas faire partie de ce classement. Citant à ce propos l'exemple du Cameroun, Mme Loadés a dit que ce pays ne figure pas non plus dans le classement, car nous n'avons pas eu les éléments d'analyse qui auraient permis de le prendre en compte. Interrogé par l'APS, Abdoulaye Diagne, directeur du CREA, jusqu'en juillet dernier, a confirmé les dires de la coordinatrice du rapport de Davos sur l'Afrique, soulignant que par déontologie, le Forum ne peut pas classer le Sénégal parce qu'il n'a pas eu les données. Confirmant le fait que des questions de moyens ont empêché au CREA de faire son travail, il n'en a pas moins précisé qu'une enquête avait été ébauchée, mais ce fut sur le tard. Une quinzaine d'entreprises seulement avaient été touchées à l'occasion, or il en fallait au moins 75 pour que le travail soit fiable, a dit M. Diagne avant d'ajouter que sur cette base le rapport ne peut donc classer le Sénégal car ceux qui le font ne disposent pas d'informations sur le Sénégal. CTN