Les questions environnementales dans la lutte contre le criquet pèlerin inquiètent

Agriculture

Dakar, 21 Oct (APS) - Les questions environnementales liées à la situation acridienne qui prévaut actuellement au Sénégal et dans la sous - région africaine ont été abordées lors de la conférence de presse tenue ce jeudi à Dakar par Edouard K. TAPSOBA, représentant de la FAO. Ainsi, Saïd GAOUT, expert international de la FAO, a notamment abordé le problème de la toxicité des pesticides utilisés pour mener à bien la lutte contre les criquets. Il a précisé à cet effet que compte tenu de l'importance de l'infestation, de sa durée (plusieurs années) et des capacités de reproduction du criquet, il était indispensable dans un premier temps d'utiliser des produits chimiques puissants pour décimer les essaims de criquets. En effet, indique-t-on, ceux-ci peuvent multiplier par 100 leurs effectifs en une seule génération. Cependant, il s'agit de pesticides recommandés par la FAO qui figurent parmi les moins toxiques disponibles sur le marché a précisé M. Gaout. Selon lui, ces pesticides organo - phosphorés se dégradent totalement au-delà de 15 jours. De plus, ces traitements doivent être ciblés pour ne pas affecter le bétail ou les zones écologiquement sensibles, a-t-il ajouté. Dans un deuxième temps, des produits biologiques moins toxiques peuvent être utilisés. Un groupe consultatif sur les pesticides a d'ailleurs été créé pour mesurer leur impact environnemental. Une réponse rapide au péril acridien nécessite la mise en place de zones de stockage pour ces pesticides parfois longs à produire. L'une d'entre-elles sera ainsi créée dans la région de Dakar pour la prochaine campagne anti-acridienne au Sénégal et en Mauritanie, annonce-t-on. CR/OF