Le Sénégal récompensé pour son sens d'anticipation en matière hydraulique

Agriculture

Dakar, 20 oct (APS) - Le secrétaire général du Réseau africain pour le développement intégré (RADI), Dame Sall, explique le choix du Sénégal pour accueillir le premier atelier national de lancement du processus de mise en place de portefeuille projets pour la facilité du programme eau par une récompense de son sens de l'anticipation. M. Sall a notamment dit que c'est une récompense du sens de l'anticipation qui fait du Sénégal le pays le plus avancé dans le déroulement dudit processus initié par l'Union européenne et les (ACP) Afrique Caraïbes Pacifique. Selon M. Sall qui s'exprimait au cours de l'atelier national de lancement du processus de mise en place de portefeuille projets pour la facilité du programme eau tenu mercredi à Dakar, le choix du Sénégal n'est pas le fait du hasard, il récompense son sens d'anticipation, Le processus concerne cinq pays de l'Afrique de l'ouest (Sénégal, Mali, Niger, Bénin et Burkina) et deux en Afrique de l'Est (Kenya et Ouganda), précise-t-on. Le processus bénéficie également de l'appui d'une coalition d'Ong européennes, a-t-il dit, avant de préciser que pour enclencher ce processus, les Ong Africaines et leurs partenaires du Nord sont parties du constat que l'eau et l'assainissement ont occupé dans l'agenda international des 15 dernières années une place importante. Il regrette toutefois que de Rio (Brésil) à Kyoto (Japon) en passant par Johannesburg (Afrique du sud), qu'on ait tout dit, tout débattu, tout promis sans réellement agir de façon concrète, solidaire et significative. Selon lui, le bilan n'est pas reluisant et en définitive la rhétorique l'a emporté sur l'action concrète. Selon M. Sall, 1,2 milliards d'individus n'ont pas accès à l'eau, 2,4 milliards d'individus n'ont pas accès à l'assainissement, l'absence d'hygiène et la proximité ou l'absorption d'eau salubre ont fait plus de victimes que l'ensemble des deux conflits armées depuis la seconde guerre mondiale. Il a plaidé pour l'augmentation du niveau actuel des financements très faible (11 milliards de dollars sur l'ensemble des besoins estimés à 80 milliards non compris les coûts d'investissement des nouvelles infrastructures nécessaires, le renforcement, l'implication des collectivités locales en leur reconnaissant la légitimité et la capacité d'agir en tant que maître d'ouvrage. SG/AD/OF