Précisions du Gouvernement sénégalais sur le rapport de l'OCDE

Economie

Dakar, 15 oct (APS) - Le tableau de l'économie sénégalaise dépeint dans le Rapport de l'OCDE «ne traduit pas strictement la réalité », indique un communiqué du Ministère de l'économie et des Finances reçu vendredi à l'APS. Au plan macroéconomique, le Sénégal a enregistré des résultats très satisfaisants en 2003, avec une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de l'ordre de 6,5 %, contre 3,4 % pour l'ensemble des 22 pays cités dans le Rapport OCDE et le niveau général des prix est resté stable (-0,05 %) au Sénégal contre une inflation de 3,4 % pour la région couverte par le Rapport de l'OCDE, fait observer le communiqué. C'est au mois de juin 2004 que le Sénégal a brillamment réussi son passage au Club de Paris (organisation créée en 1956 et regroupant 19 pays membres permanents), obtenant de la part des pays créanciers, un allègement de 414 milliards de francs de sa dette extérieure, rappelle le communiqué. Pour le Ministère de l'Economie et des Finances, l'allègement de dette obtenu à Paris en juin dernier constitue une décision des pays partenaires d'accompagner les efforts du Gouvernement du Sénégal, soucieux de renforcer le dynamisme économique, les investissements dans les secteurs sociaux, précisant que les importantes ressources tirées de l'allègement de la dette extérieure seront utilisées pour financer les projets inscrits dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Lors de cette rencontre de Paris, ce sont des institutions internationales comme le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale qui ont fortement appuyé le dossier du Sénégal devant les pays membres du Club de Paris, mettant en valeur les performances économiques enregistrées ces dernières années par l'économie sénégalaise et au final, les représentants des pays créanciers regroupés au sein du Club de Paris, ont décidé de réduire la dette extérieure du Sénégal de 430 millions de dollars en valeur actualisée nette (environ 770 millions en valeur nominale), soit un allègement global de 414 milliards de francs CFA, montant dans lequel est inclus un allègement exceptionnel de 324 milliards de francs CFA que les pays créanciers ont promis d'octroyer à titre bilatéral, précise le document. Cet effort de soutenir les actions du Gouvernement du Sénégal a été simplement consenti «parce que des performances économiques réelles ont été enregistrées en matière de croissance économique et de maîtrise du taux d'inflation, mais aussi dans le domaine des réformes économiques et structurelles et du système de gestion des finances publiques», estime le ministère. Ainsi, il est aisé de relever que le tableau de l'économie sénégalaise dépeint dans le Rapport de l'OCDE ne traduit pas strictement la réalité conclut le document, d'autant que parallèlement à ces efforts des pays membres du Club de Paris, d'autres partenaires au développement ont été sensibles aux résultats économiques et sociaux enregistrés par le Sénégal. Par ailleurs, sur la bonne gouvernance, le Sénégal a obtenu des notes encourageantes pour ce qui concerne le respect des droits politiques, le respect des libertés individuelles et collectives, le contrôle de la corruption, le respect des règles de droit, etc. et les avancées du Sénégal en matière de démocratie et de respect des droits de l'Homme ont d'ailleurs été récemment saluées à travers le prix décerné au Président de la République par la Ligue Internationale des Droits de l'Homme, souligne le document. Globalement, les partenaires au développement ont, sur la base d'un constat crédible, salué les performances économiques et sociales du Sénégal de ces dernières années et se sont engagés à l'accompagner pour relever l'ensemble des défis du développement, selon le Ministère de l'Economie et des Finances AAS