Baisse sensible de l'incidence de la pauvreté des ménages

Economie

Dakar, 29 sept (APS) - L'incidence de la pauvreté des ménages sénégalais a sensiblement baissé, entre 95 et 2002, passant de de 57, 9% en 1994-95 à 48,5%, révèle une enquête sur l'emploi, le chômage et les conditions d'activités dans l'agglomération de Dakar, conduite par le division de la Prévision et de la Statistique. Le document dont copie est parvenue mercredi à l'APS fonde ses résultats sur la comparaison de deux enquêtes auprès des ménages (ESAM), réalisées en 1994 et en 95. Elles estiment l'incidence de la pauvreté sur la base d'un seuil de 2400 calories par équivalent adulte et par jour. Les politiques de stabilisation mises en œuvre à la fin des années 70 et les programmes d'ajustement structurel adoptés au milieu des années 80 au Sénégal ont certes contribué à une nette amélioration du cadre macro-économique du pays mais n'ont pas permis d'atteindre les performances économiques aptes à répondre aux demandes des populations, analyse la même source. Dans les pays en développement comme le Sénégal, le chômage ne constitue qu'une des manifestations des tensions entre l'offre et la demande de travail. Plus que le chômage, c'est le sous-emploi qui constitue le principal problème du marché du travail à Dakar, indique le texte. Il précise qu'en plus des chômeurs, toujours en quête d'un emploi (...), certains actifs occupés travaillent, contre leur gré, moins d'heures que la norme et d'autres ont une productivité très faible avec un salaire inférieur au Smig (Salaire interprofessionnel minimum garanti). Selon la note de présentation du document, cette enquête sur les conditions de vie des ménages tient compte de la question de la lutte contre la pauvreté qui constitue l'une des préoccupations majeures des politiques de développement actuelles. Elle veut, par ailleurs, pallier à l'irrégularité dans la production des statistiques de base au sein de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), au manque de compatibilité de ces statistiques de base et au retard important dans la production de comptes nationaux. BK/CTN