Le port du gilet de sauvetage rendu obligatoire par un arrêté ministériel

Economie

Dakar, 27 sept (APS) - Le ministre d'Etat, ministre de l'Economie maritime, Djibo Kâ, a pris récemment un arrêté rendant obligatoire le port du gilet de sauvetage à bord des embarcations non pontées, indique un communiqué du ministère reçu lundi à l'APS. L'arrêté, pris le 10 septembre dernier, fixe les règles rendant obligatoires l'embarquement et le port du gilet en vue de sécuriser les conditions de travail en mer des pêcheurs artisans et des autres usagers, précise la même source. Toute embarcation, souligne le texte, doit disposer d'un nombre de gilets de qualité et en quantité supérieure au nombre de pêcheurs à bord. Selon le communiqué, le nombre de pirogues a évolué de 7.000 en 1991 à 12.000 en 1997 dont plus de 90 % sont motorisées. Les embarcations dont le nombre ne cesse de s'accroître, vont de plus en plus loin, posant de réels problèmes de sécurité. La conséquence la plus visible de ce phénomène nouveau est le lourd tribut annuellement payé en pertes de vies humaines, ajoute le communiqué indiquant : aujourd'hui, la plupart des unités de pêche évoluent très loin de leurs bases et à des distances de la côte supérieures à 20 milles nautiques sans les mesures de sécurité requises, notamment l'usage des gilets de sauvetage. Le gilet de sauvetage constitue un moyen de préservation des vies humaines ou, à la rigueur, un élément aidant à retrouver les corps des pêcheurs en cas d'accident, explique le texte. Ces mêmes constats sont valables pour les pirogues qui effectuent des activités de transport de passagers et de marchandises. Cet outil est d'autant plus nécessaire qu'il est constaté, sous l'effet persistant de la sécheresse, l'arrivée massive d'agriculteurs, d'éleveurs dans le sous-secteur de la pêche artisanale, indique le texte npon sans préciser que ce nouveau type de pêcheurs sans expérience, ni formation adéquate, est particulièrement exposé, sans grands moyens de défense, aux risques liés à la navigation maritime et fluviale à destination ou en provenance des lieux de pêche. C'est dans ce contexte que l'Etat qui est garant de la sécurité des citoyens et de leurs biens se doit de veiller à celle des pêcheurs et autres usagers de la mer, en instaurant les mesures réglementaires nécessaires pour limiter au minimum les pertes en vies humaines, ajoute le communiqué. NND/IN/CTN