Le MAEP est financé à 78 pour cent par les Africains, selon son secrétaire exécutif +++Envoyé spécial : Assane Diagne+++

Présidence de la République

Abuja, 31 oct (APS) - Les activités du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) sont financées à 78 pour cent par les pays africains eux-mêmes, a déclaré le secrétaire exécutif, le docteur ivoirien Bernard Kouassi. Sur le budget de 16 millions de dollars (8 milliards de francs CFA) du MAEP, 78 pour cent viennent de l'Afrique tandis que 22 pour cent sont pris en charge par les organisations multilatérales, a dit le docteur Bernard Kouassi qui s'adressait à la presse, mardi à Abuja. Il y a un pays qui a fait une contribution quand je l'ai vue, je n'en revenais pas, a dit le secrétaire exécutif du MAEP, estimant toutefois que pour la durabilité, il faut une contribution permanente. Relevant que l'évaluation coûte cher, il a souligné que le MAEP fait quatre à cinq voyages chaque fois qu'il doit évaluer un pays. Nous avons une assistance technique et financière de la BAD, du PNUD et de la CEA. Des experts de ces trois organisations viennent avec nous et se prennent en charge, a martelé le docteur Kouassi, . Crée en 2003, le MAEP est un instrument auquel adhèrent volontairement les Etat membres de l'Union africaine (UA) en tant qu'instrument d'auto-évaluation. Son objectif consiste à s'assurer que les politiques et pratiques des Etats parties sont conformes aux valeurs contenues dans les domaines de la bonne gouvernance politique, économique et des entreprises. Il cherche aussi à encourager l'adoption de normes en vue de promouvoir la bonne gouvernance. A ce jour, seuls le Ghana, le Rwanda et le Kenya se sont soumis à cet exercice. AD/CTN