Pour l'émission d'obligations à moyen et long terme au profits des émigrés

Présidence de la République

Dakar, 22 oct (APS) - Une étude consacrée aux migrants en France propose l'émission d'obligations à moyen et long terme par les établissements financiers des pays d'émigration, pour pallier le mande de ressources longues. Afin de pallier le manque de ressources longues, la mission propose d'encourager l'émission d'obligations à moyen et long terme par les établissements financiers des pays d'émigration, y compris dans le cadre d'opérations de titrisation des flux de transferts, indique cette étude portant sur l'intégration économique des migrants et la valorisation de leur épargne. Une coopération plus étroite entre les banques des pays d'accueil, les investisseurs internationaux et les institutions de micro-finance (IMF) faciliterait considérablement les opérations de ce type, grâce à la mise en oeuvre de dispositifs de garantie, estime ce rapport présenté par Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale d'épargne des caisses d'épargne. Selon la même étude, le financement des projets portés par les migrants implique également que soient développés les mécanismes de garantie des prêts (hypothèques, tiers garant, sociétés de caution mutuelle). Pour les projets immobiliers, la mission préconise la création de fonds de garantie prenant à leur charge une part déterminante des risques et concernant les projets d'investissement productif (par nature plus risqués), elle appelle à la création de fonds de garantie analogues dans leur conception, mais dotés de moyens supplémentaires pour la sélection des dossiers et l'accompagnement des emprunteurs. La bancarisation des migrants doit être par ailleurs encouragée dans leur pays d'origine comme dans le pays d'accueil par le biais de comptes miroirs ouverts par les établissements partenaires des banques françaises. Ces comptes enregistrent l'ensemble des avoirs des migrants dans le pays d'accueil, ainsi que les opérations qu'ils y réalisent, permettant ainsi aux banques du pays d'origine de disposer d'une information financière complète, explique l'étude. Parallèlement aux mesures destinées à permettre l'accès au crédit dans le pays d'origine, il est souhaitable qu'un produit d'épargne proposé par les banques françaises puisse faciliter aux migrants l'obtention d'un financement destiné à leurs projets d'investissement, suggère le rapport. Il déplore que bien souvent, le migrant n'est susceptible de présenter des garanties ni en France, ni dans le pays d'émigration. En réponse, la mission propose la mise en place d'une solution inédite : le partage des risques entre les institutions financières du nord et du sud, la banque française octroyant sa partie du crédit dans le cadre d'un produit d'épargne projet spécifique. BK/ADC