Obiang Nguéma: mes propos sur les relations avec Wade ont été faussement retranscrits

Présidence de la République

Dakar, 12 oct (APS) - Le président équato-guinéen Todoro Obiang Nguéma a fait part de son regret de voir que ses propos sur les relations fraternelles avec le président Wade aient été retranscrits de manière totalement inexacte, faisant référence à l'interview qu'il a accordée au dernier numéro de l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique. Si j'ai eu à évoquer ces relations, ce n'était pas du tout dans l'esprit dans lequel vous en avez fait état, écrit-il à l'hebdomadaire, dans une mise au point dont copie a été transmise à l'APS. Effectivement, souligne le président Nguéma, la Guinée Equatoriale a été attentive aux dernières difficultés énergétiques auxquelles le Sénégal a été confronté, raison pour laquelle j'avais donné des instructions à mon ministre en charge de la vente du pétrole de répondre aux attentes de ce pays frère. Cest dans ce cadre que les discussions ont eu lieu avec la société de raffinage (SAR) sous la supervision des ministres de tutelle des deux pays, précise le chef d'Etat de guinée Equatoriale. Interrogé sur ce que veulent les chefs d'Etat africains qui lui rendent visite de plus en plus à Malabo, Obiang Nguéma déclare : on nous a toujours rendu visite même si, c'est vrai, la cadence s'est un peu accélérée ces derniers temps. Mais vous caricaturez. Ce n'est que lorsqu'une situation de crise frappe un pays frère que nous intervenons. Puis, le journal l'invitant à donner un exemple, il a ajouté : j'ai reçu il y a peu la visite du président zimbabwéen Robert Mugabe. Vous savez que le Zimbabwe nous a beaucoup aidés lors de l'agression des mercenaires en mars 2004. Ce pays est aujourd'hui dans une situation très difficile du fait des sanctions. Il était donc normal que nous l'aidions avec des cargaisons de pétrole. Pressé de dire quel autre pays il a récemment aidé, Teodoro Obiang Nguéma a répondu : vous me gênez un peu. Disons, le président Wade, du Sénégal, lorsqu'il est venu ici après ma visite à Dakar. BK/CTN