Signature d'un nouvel accord cadre de coopération

Présidence de la République

Dakar, 10 oct (APS) - Un nouvel accord cadre de coopération a été signé mardi entre le Sénégal et l'Espagne pour dépoussiérer un accord qui date de plus de 30 ans, selon le ministre de Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio qui a paraphé le document avec son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos. Cet accord va permettre de relancer la coopération entre les deux pays a dit M. Gadio. D'aucuns ont ramené les relations entre les deux pays au seul secteur de l'émigration suite à la tragédie des importants flux migratoires clandestins, a-t-il rappelé. Aujourd'hui, l'Espagne s'est positionnée dans beaucoup d'approches nouvelles en faveur du développement, ce qui peut expliquer l'engouement exagéré des jeunes vers l'Espagne par les flux migratoires illégaux, a dit Cheikh Tidiane Gadio. Ila ainsi qualifié les relations entre les deux pays d'exemplaire et s'est dit confiant quant aux engagements pris par les autorités espagnoles pour jeter un nouveau regard sur le Sénégal. Pour le ministre des Affaires étrangères et de la coopération du Royaume d'Espagne, Miguel Angel Moratinos, les deux pays sont aujourd'hui ‘engagés dans une dynamique de rapprochement et cet accord vient donner un coup d'élan et un signal pour ne plus se limiter aux aspects de migration. Vu l'excellence des relations entre les deux pays, l'Espagne est prêt à contribuer au développement de tous les secteurs dans un esprit de co-responsabilité, a soutenu le ministre espagnol. Devant des médias espagnols venus couvrir la cérémonie, M. Moratinos a souligné que ces accords de nouvelles générations qui vont être aussi signés avec d'autres pays de la sous région africaine est le résultat des engagements prises à la Conférence de Rabat tenue en juillet dernier. L'accord signé entre les deux parties met l'accent sur la santé, l'assainissement, la sécurité alimentaire et la formation des ressources humaines'. Dans cette optique, l'aménagement d'infrastructures de développement local, le renforcement des structures démocratiques et de la société civile ou encore l'appui aux institutions locales constituent des priorités, selon un document remis à la presse. L'accord vise aussi la protection des droits humains, notamment ceux des groupes les plus vulnérables en plus du volet culturel qui sera également pris en compte pour la préservation de l'identité culturelle et favoriser le développement endogène. ADL/ADC