Brigitte Girardin : la francophonie se porte bien

Présidence de la République

Dakar, 27 sept (APS) - Le ministre français délégué à la Coopération au Développement et à la Francophonie, Brigitte Girardin, a assuré mercredi que la francophonie (OIF) se porte bien, affirmant ainsi s'inscrire en faux contre les discours pessimistes. La Francophonie se porte bien et je m'inscris en faux contre les discours pessimistes. Le français n'est pas en perte de vitesse : en dix ans, le nombre d'élèves dans le monde a augmenté de plus de 16 millions, a dit Mme Girardin sur le site du quotidien français Libération. Partout où je vais, on me demande plus d'écoles, plus de professeurs. Cet engouement est porté par un désir de reconnaissance des identités, un besoin d'exprimer sa différence, en réaction contre un monde uniformisé, a-t-elle dit. Selon Mme Girardin, la francophonie apparaît comme une réponse positive au choc des civilisations : c'est ce qui en fait une force moderne et attractive. Le 11-ème sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie se tient jeudi et vendredi à Bucarest (Roumanie). Avec ses 63 membres, la francophonie devient de plus en plus une force politique, a-t-elle estimé, en faisant remarquer que cette organisation représente aujourd'hui un espace de solidarité internationale avec des programmes de coopération, en matière éducative notamment, et une communauté d'Etats partageant les mêmes valeurs. Elle a de ce point de vue cité en exemple le rôle décisif joué par l'OIF à l'UNESCO pour l'adoption de la Convention sur la diversité culturelle, en octobre 2005. D'une mission culturelle et linguistique au départ, la francophonie a évolué vers une mission politique, a-t-elle reconnu, soulignant qu‘elle pèse sur les débats internationaux et sur les situations de crise. La Francophonie exerce aussi une sorte de vigilance démocratique dans les pays en transition, a-t-elle indiqué. Elle a signalé qu'aujourd'hui, de plus en plus d'Etats veulent entrer dans l'OIF, du Ghana à l'Ukraine. Si la francophonie était une idée ringarde, un combat du passé, une défense nostalgique du français, elle n'aurait pas ce pouvoir d'attraction, a-t-elle martelé. Brigitte Girardin a également rappelé que sur le plan financier, la France est très fortement engagée en accordant 70 millions d'euros à l'OIF, 70 millions d'euros à TV 5 et un plan de promotion du français de 50 millions d'euros présenté récemment au Conseil des ministres. AD/BK