L'imam Hassan Cissé convertit à l'islam 883 Tchadiens

Présidence de la République

Kaolack, 21 août (APS) - L'Imam de la grande mosquée de Médina Baye, Cheikh Hassan Cissé, a révélé dans un point de presse, dimanche à son domicile à Kaolack, avoir converti à l'islam 883 Tchadiens dont un gouverneur et chef traditionnel ainsi que ses neuf enfants et plusieurs membres de sa communauté. La cérémonie s'est déroulée le 19 juillet dernier à Pala (sud du Tchad, sur la frontière camerounaise) et c'est, selon l'imam, à la demande du gouverneur qui était animiste qu'il a, en dépit de sa santé fragile, effectué un long et difficile voyage pour procéder à la cérémonie de conversion. A son arrivée, le gouvernement tchadien, les oulémas et l'appel islamique de Libye avaient déjà préparé le terrain, certifie Hassan Cissé trés satisfait de la confiance placée à son endroit pour présider la cérémonie, tenue en présence de plusieurs délégations libyenne et camerounaise ainsi que de villes frontalières comme Marwa et Garoua. Après la conversion à l'islam du gouverneur qui a reçu le nom d'Abdallah (le père du Prophète, PSL), six professeurs dont trois femmes ont été désignés par le Conseil supérieur islamique et les oulémas du pays pour poursuivre la cérémonie. Ainsi, selon Cheikh Dièry Cissé, le frère de l'Imam, au total 1.400 personnes ont émis le vœu d'embrasser l'islam. Pour leur conversion, un ouléma du Tchad a d'ailleurs été commis pour aller les trouver dans leurs localités environnantes. Cheikh Hasan Cissé a dit avoir eu un entretien en tête à tête avec le président Idris Déby qui lui a promis de construire une mosquée pour les nouveaux convertis. L'Imam de Médina Baye, très connu pour ses conférences islamiques à travers le monde et ses plaidoyers en faveur de la petite enfance, de l'éducation et de la santé des populations, a affirmé qu'il poursuit l'œuvre de son grand père, Cheikh al Islam, El Hadji Ibrahima Niass. Selon un document du musée britannique à Londres, ce dernier a converti à l'islam 40.000 personnes en un jour dans les années 50. L'imam Hassan Cissé qui a reconverti séance tenante un jeune homme qu'il a baptisé Mohamed, a, parlant de la crise du Darfour, estimé nécessaire l'implication des chefs religieux dans la recherche de solution tout comme dans le différend opposant le Tchad et le Soudan. Tout en révèlant avoir été sollicité pour une médiation par une des parties, il s'est néanmoins félicité de la médiation entreprise par les hommes d'Etat dont le président Abdoulaye Wade. MS/CTN