La Guinée-Bissau est l'un des rares pays où évoluent les deux types de virus du Sida, selon le PNUD

Présidence de la République

Dakar, 18 août (APS) - La Guinée-Bissau est l'un des rares pays où évoluent les deux types de virus du Sida (VIH1 et le VIH2), selon le rapport 2005 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) reçu à l'APS. En 2001 déjà, les personnes atteintes du Sida étaient estimées à 33.900 pour une population totale d'environ 1,3 million d'habitants, note le document. Les projections épidémiologiques indiquent, si la tendance actuelle n'est pas renversée, que 100.000 personnes seraient infectées par le VIH1 en 2008 contre 11.000 par le VIH2, poursuit le document. La séroprévalence a été multipliée par quarante en vingt ans pour le segment de la population la plus active (15 à 49 ans). Ces chiffes s'inscrivent dans un contexte de précarité sociale et de vulnérabilité liée à la pauvreté et à la situation de post conflit. La mise en œuvre du plan stratégique et multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida constitue donc une des priorités majeures pour permettre le développement socioéconomique de la Guinée-Bissau, explique le document. D'autre part, la tuberculose est l'un des problèmes de santé prioritaire du Plan national de développement sanitaire (PNDS) compte tenu du fait que 40 à 50 pour cent des malades du tuberculose sont séropositifs. Suite au conflit politico-militaire de 1998, les principales infrastructures de prestation de service y compris les structures de référence nationale ont été détruites. De plus, le pays est confronté à une situation grave liée au manque de ressources humaines et financières explique le rapport du PNUD. Les mêmes difficultés se retrouvent, poursuit le texte, dans la lutte conte le paludisme, une maladie endémique dans cette région qui doit être combattue au travers de l'éducation et par le biais de sensibilisation. En tant que bénéficiaire du Fonds mondial pour aider la Guinée-Bissau à combattre le VIH, la tuberculose et le paludisme, le PNUD a mis en place, à partir de ses propres ressources, un projet qui concerne principalement le renforcement des capacités des programmes nationaux, de la centrale d'achat des médicaments... Plus de 40 millions de dollars ont été consacrés à ce volet santé avec l'établissement d'un secrétariat technique et de trois groupes de travail incluant les principaux partenaires afin de faciliter la coordination des actions et accélérer la mise en œuvre des projets. ADL/AD