L'OMVS doit s'ouvrir aux regards extérieurs, selon le Haut commissaire

Présidence de la République

Dakar, 9 août (APS) - L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) doit cesser de travailler en tête-à-tête avec elle-même en s'ouvrant aux regards extérieurs, a confié à l'APS son Haut commissaire, Mohamed Salem Ould Merzoug. Il est temps que l'OMVS cesse de travailler en tête-à-tête avec elle-même. Elle doit s'ouvrir et accepter les regards croisés de tous les Etats. Il faut qu'elle soit soumise aux regards des organisations socioprofessionnelles, des ONG et de la communauté scientifique, a notamment dit M. Ould Merzoug. Pour répondre à toutes ces interpellations, nous allons proposer la création du comité du bassin, a-t-il souligné. Je suis sûr que ça va passer, a assuré Mohamed Salem Ould Merzoug. . Relevant la nécessité de mettre sur place un Parlement de l'eau, le Haut commissaire a précisé que cette innovation consistera en un comité de gestion du bassin du fleuve Sénégal. Ainsi, il est prévu de mettre en place un collège des représentants des gouvernements, des organisations socioprofessionnelles (privé), des ONG et un dernier collège de la communauté scientifique, a dit Mohamed Salem Ould Merzoug, qui est à la tête de l'institution sous-régionale depuis avril 2004. Le Parlement du bassin sera une structure qui va donner son avis sur la gestion de la ressource, sur les politiques et les programmes, les options retenues dans l'aménagement du bassin du fleuve, a-t-il poursuivi. Ce Parlement sera ainsi une sorte de mécanisme par lequel on aura une OMVS des peuples, a précisé Ould Merzoug. L'OMVS regroupe le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et la Guinée. AD/BK