Le présidet Wade annonce un sommet avec El Béchir et Déby, le 9 août à Dakar +++ Envoyé spécial : Aboubacar Demba Cissokho +++

Présidence de la République

Khartoum, 4 août (APS) - Une rencontre au sommet réunira, le 9 août prochain à Dakar, les présidents soudanais, Omar El Béchir, tchadien, Idris Déby, et le président Abdoulaye Wade, a annoncé, vendredi à Khartoum, le chef de l'Etat sénégalais. La rencontre va servir de mission de conciliation entre les leaders soudanais et tchadien, a expliqué le président Wade qui a entamé le même jour une visite officielle de quatre jours au Soudan. Le Soudan et le Tchad ont rompu depuis quelques mois leurs relations diplomatiques, les deux pays s'accusant mutuellement de servir de base à des rebelles opérant de part et d'autre de leurs territoires. Je pense que mon rôle pourrait être celui de facilitateur. Idris Deby a accusé le Soudan d'abriter des rebelles. Le Soudan aussi accuse le Tchad d'être la base arrière de milices soudanaises. La vérité est que la frontière est poreuse. J'ai souhaité que les négociations se passent à Dakar. Le président El Béchir a accepté avec enthousiasme, a ajouté le chef de l'Etat. S'entretenant avec la presse à bord de l'avion de commandement, en partance pour Khartoum, il a rappelé qu'un accord avait été signé entre les deux pays à Tripoli. Il incitait les deux parties à empêcher des incursions rebelles de part et d'autre de la frontière entre les deux pays. Mais cet accord a été violé depuis. La solution pourrait être une mission de surveillance de frontière, mais tout le monde n'est pas d'accord sur ce point, a dit le chef de l'Etat qui a expliqué sa mission de facilitation par le fait qu'il est ami des présidents soudanais et tchadien. Il n'y aura pas de paix si le Soudan ne résout pas le problème du Darfour et tant que le Tchad n'aura pas réglé le problème de sa rebellion. Il faut des efforts pour intégrer les rebelles dans les différentes armées, a-t-il soutenu. Il a ajouté: si on arrive pas à une paix définitive qui doit être aussi sincère, je ne vois pas ce que l'un et l'autre gagnent dans ce bras de fer-là. Si la paix n'intervient pas, si le pouvoir de Ndjaména est déstabilisé, ce mouvement se propagera dans des pays limitrophes comme la République centrafricaine, a prévenu le président Wade. Ma mission, a-t-il indiqué, est une mission officielle de l'UA, connue de des Etats-Unis, de la France et du Canada qui m'ont fait part de leurs préoccupations à l'heure actuelle. Je vais essayer d'apporter un plus. ADC/BK/CTN