Israël viole les conventions internationales, selon le secrétaire général de l'OCI

Présidence de la République

Dakar, 21 juil (APS) - Le Secrétaire général de l'Organisation de la conférence Islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, a dénoncé la violation par Israël, de toutes les conventions internationales sur la défense des droits de l'homme. Israël est en train de violer au Liban toutes les conventions internationales sur la défense des droits de l'homme, a estimé, M. Ihsanoglu dans une interview à la chaîne de télévision qatarie "Al-Jazira". Le patron de l'OCI a ajouté que Israël viole toutes les lois internationales sur la défense des droits de l'homme, ainsi que la Convention de Genève de 1949 sur la protection des personnes civiles en temps de guerre. Ekmeleddin Ihsanoglu a par ailleurs annoncé que le groupe de pays membres de l'OCI à l'Organisation des Nations Unies a adopté une résolution où il exhorte le Conseil de sécurité à obtenir un cessez-le-feu immédiat au Liban et à obliger Israël à respecter les ententes internationales. "La communauté internationale doit empêcher la complète destruction du Liban", a souligné Ekmeleddin Ihsanoglu. Selon le secrétaire général de l'OCI, Israël ne parle que de la nécessité de la mise en application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU, tout en ignorant les autres décisions de la communauté internationale. Il a indiqué que l'OCI appuyait le gouvernement libanais dans son aspiration à étendre sa souveraineté à l'ensemble du territoire du Liban, exhortant les pays islamiques à répondre à l'appel d'aide de la part du gouvernement libanais. Ekmeleddin Ihsanoglu a dit avoir envoyé aux dirigeants des pays membres de l'OCI des messages où il les appelait à accorder une assistance d'urgence au peuple libanais. Les pilonnages et les frappes aériennes d'Israël contre le Liban ont fait en l'espace d'une seule semaine plus de 300 morts et contraint des centaines de milliers de Libanais à quitter leurs foyers à la recherche d'un endroit sécurisé. Des milliers de civils libanais restent bloqués dans des agglomérations frontalières. IN/AD