Cheikh Tidiane Gadio pousse la sous région à l'union monétaire

Présidence de la République

Dakar, 21 juil (APS) - Le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a rappelé, vendredi à Dakar, l'urgence à relancer le processus d'intégration monétaire au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). Il est urgent de relancer le processus (d'intégration monétaire), en relation avec une fusion de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) avec les autres pays de la CEDEAO, a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale sénégalaise. M. Gadio s'exprimait devant les députés sénégalais qui ont autorisé, le même jour, le président de l'Etat à ratifier le protocole sur la définition de la notion de produits originaires communautaires. Ce protocole, qui s'insère dans le cadre du Traité membres révisé de la CEDEAO, vise à conformer la définition de la notion de produits originaires des Etats membres aux nouvelles règles de l'Organisation mondiale du commerce, selon l'exposé des motifs de la loi. Le député Madieyna Diouf a souhaité disposer des rapports d'expertise sur le protocole sur la définition des termes, tandis que son collègue Boubacar Badji a demandé une commune compréhension de la notion de produit d'origine en Afrique de l'ouest. Ce projet me pose problème pour un membre à la fois de l'UEMOA et de la CEDEAO, alors que chacune d'elles a sa notion de produit d'origine. On devrait harmoniser à ce niveau pour éviter des couacs et des frictions entre les deux, a estimé M. Badji. Nous sommes tout à fait d'accord pour qu'il y ait une harmonisation totale de l'ensemble des lois, afin qu'il n'y ait point de contradiction avec ce qui est adopté, a répondu le ministre des Affaires étrangères. M. Gadio a insisté sur les critères de convergence à respecter par les pays n'étant pas encore arrivés au même niveau d'intégration économique et monétaire que l'ensemble des huit pays membres de l'UEMOA. L'Assemblée nationale a, par ailleurs, autorisé la ratification du protocole additionnel n°4 modifiant et complétant le protocole additionnel n°2 relatif aux politiques sectorielles de l'UEMOA adopté à Dakar, le 29 janvier 2003. Ce nouveau protocole autorisé à ratification prend en compte l'institution d'un Parlement comme organe démocratique et participatif au processus décisionnel de l'union, indique le rapport de la commission des Affaires étrangères. SAB/ADC