Fin de la Conférence de Rabat +++ Envoyé spécial: Cheikh Tidiane Ndiaye +++

Présidence de la République

Rabat, 11 juil (APS) - La conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, ouverte lundi à Rabat, s'est achevée mardi par l'adoption d'un plan d'action et d'une déclaration de Rabat qui engagent dans ses grandes lignes les Etats d'Europe et d'Afrique à une gestion concertée de l'émigration dans le cadre d'un partenariat sous-tendu par un esprit de responsabilité apte à s'occuper des flux migratoires. Les participants issus de 57 pays d'Europe (30) et d'Afrique (27) ainsi que d'une soixantaine d'organisations internationales ont à ce propos salué l'esprit de Rabat qui a enclenché le début d'un processus et d'une prise de conscience collective d'une problématique partagée, selon le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taib Fassi Fihri, dans une conférence de presse donnée peu après la clôture des travaux. La rencontre, a-t-il ajouté, a permis de concilier les impératifs et les contraintes des uns et des autres. Il s'agira, en mettant en exergue ce processus qui vient d'être initié à Rabat, de confirmer nos décisions de manière significative et réelle pour remédier aux dysfonctionnements que nous avons pu identifier en nous réunissant et en dialoguant de façon concertée. Notre rencontre avait aussi pour but légitime et justifié de combattre la diabolisation de la migration. Nous tous, conscients de l'enjeu que cela représente, nous avons dénoncé une stigmatisation de ce phénomène qui, somme toute est source d'enrichissement illicite, a-t-il dit avant d'ajouter : la gestion des flux migratoires est une chose acquise dans l'esprit des participants, néanmoins celle-ci ne pourra avoir d'effet sans une prise en compte équilibrée des réalités et des causes profondes qui poussent à la migration légale. Pour sa part, le ministre sénégalais de l'Intérieur et des Collectivités locales, maître Ousmane Ngom, a tout en louant l'approche du Maroc et son engagement en matière de traitement du phénomène de l'émigration, insisté sur la nouvelle vision née de la Conférence et qui est basée sur la gestion concertée de l'émigration. Il a relevé pour s'en réjouir les mesures édictées dans le plan d'action et la déclaration de Rabat lesquelles lient l'émigration au co-développement, en faveur surtout des pays émetteurs d'émigrés et de transit. Le ministre français délégué aux Affaires européennes, Catherine Colonna, a, quant à elle, insisté sur la co-responsabilité partagée, soulignant tous les participants à la Conférence de Rabat sont engagés dans un même processus face à la problématique de la migration. L'option de la France, a-t-elle ajouté, est pour une immigration choisie et acceptée par les autres pays. CTN