Arrivée à Rabat des ministres Cheikh Tidiane Gadio et Ousmane Ngom +++ Envoyé spécial: Cheikh Tidiane Ndiaye +++

Présidence de la République

Rabat, 9 juil (APS) - Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, le Dr Cheikh Tidiane Gadio, et son collègue des l'Intérieur et des Collectivités locales, maître Ousmane Ngom, sont arrivés dimanche aux environs de 12h à Rabat où ils vont participer au nom du Sénégal à la Conférence euro-africaine sur la migration et le développement s'ouvre lundi dans la capitale marocaine, a constaté l'envoyé spécial de l'Agence de presse sénégalaise. D'une durée de deux jours, la rencontre, initiée sous l'égide du Maroc et de l'Espagne, regroupera les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur de 57 pays d'Europe d'Afrique, touchés ou non par le phénomène de l'émigration clandestine (cas de l'Islande et du Danemark dont le royaume chérifien est parvenu a décrocher la participation) ainsi que les délégués de prés de 70 organisations internationales. Fruit d'une longue préparation, la Conférence euro-africaine sur la migration et le développement fait suite aux assauts, en octobre dernier, contre les grillages de protection de Mellila de plusieurs dizaines d'Africains désireux de gagner l'Europe via l'Espagne. Dans le même temps, d'autres Africains poursuivant le même objectif, prenaient la mer à bord de frêles embarcations pour mettre pied à terre en Espagne en passant par l'enclave de Ceuta. Avant ces suicidaires équipées qui se soldent souvent par des morts et des arrestations qui finissent par des rapatriements dans leur pays d'origine, les candidats à l'émigration passaient des jours voire des mois à se rendre au Maroc via la Mauritanie et l'Algérie. En effet, c'est dans le royaume chérifien qu'ils guettent les occasions jugées propices pour se jeter contre les grillages de Melilla ou le bras de mer de Ceuta. Cela explique pourquoi le Maroc est au premier rang intéressé par la tenue de la Conférence euro-africaine sur la migration et le développement ainsi que l'Espagne, même si l'Algérie invitée a décliné toute participation au motif, selon la presse marocaine, qu'elle n'est pas concernée par le phénomène des flux migratoires vers l'Europe. En tous les cas, la conférence se prépare fiévreusement comme l'atteste le ballet de délégués pour acquérir le badge donnant accès lundi aux travaux, observé dimanche au ministère des Affaires étrangères. Dans ses objectifs, la conférence vise à faire accepter par tous les participants la co-responsabilité du phénomène de l'émigration clandestine dans le cadre d'un partenariat franc et sincère, explique le quotidien marocain Libération, qui révèle que la réunion mettra en place un plan d'actions concret et pragmatique intégrant à la fois les aspects de développement à la gestion des flux migratoires. Ce document s'inspirera beaucoup d'un premier plan d'actions adopté le 5 juillet dernier à la réunion préparatoire de la Conférence de Rabat tenue à Dakar. Dans ses grandes lignes, il insiste sur l'amélioration de la coopération économique, le développement du commerce et la prévention des conflits dans les pays d'origine afin d'agir sur les causes profondes des flux migratoires clandestins. La conférence de Rabat devrait également déboucher sur une déclaration politique qui s'inscrit dans le même sens d'équilibre et de consensus que le plan d'actions à adopter. Toutefois, ces documents notamment le plan d'actions ne comprendront pas d'engagements chiffrés et datés, mais ils seront plutôt le gage d'un engagement politique fort de la part de l'Union européenne à apporter des réponses concrètes à la problématique de l'immigration clandestine. CTN