Un officiel malien plaide pour des conclusions proches de la Convention de la CEDEAO +++Correspondance particulière+++

Présidence de la République

New York, 6 juil (APS) - Le caractère contraignant de la convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes est unique dans le monde et constitue un exemple et un défi pour la communauté internationale, a estimé jeudi un officiel malien qui prend part à la conférence de révision sur la question (26juin-7 juilet). Si les Etats de la sous région sont arrivés à mettre de côté les susceptibilités de souveraineté et aller vers un texte contraignant nous pensons que ce document, compte tenu de sa spécificité et de l'avancée qu'il constitue mérite d'être retenu comme document de travail de la conférence", adit plaide t-il. Mahamadou Nimaga, conseiller technique au ministère malien des Affaires étrangères. M. Nimaga qui participe à la conférence des Nations unies chargée d'examiner les progrès accomplis dans l'exécution du Programme d'action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, souhaite que les participants à cette rencontre sortent avec un document qui soit conforme à l'esprit de la convention de la CEDEAO mais également qui tienne compte de la position africaine telle que dégagée à Windhoek (Namibie). Nous espérons voir dans les documents des engagements fermes sans équivoque et contraignants pour ceux qui concerne le transfert des armes et l'inclusion des termes comme les munitions et références aux droits humains et droits humanitaires et en même temps voir une réglementation de la possession des armes par les civils et la définition d'un mécanisme de suivi de cette rencontre qui pourrait nous permettre d'évaluer les progrès réalisés depuis 2001 et d'avancer, a-t-il indiqué. Selon ce membre de la délégation malienne, cette conférence est très attendue et il espère obtenir un document meilleur qu'en 2001 lorsqu'ils ont eu certes un document consensuel mais qui ne comblait pas toutes les attentes. Si nous voulons mettre l'accent sur l'impact économique que le transfert des armes génère on ne pourrait pas s'entendre ici", prédit -il en estimant qu'il faut mettre l'individu au centre de toutes ces préoccupations, voir et savoir que tous les jours qui passent et a chaque minute qu'ils discutent ici il y a une personne qui est victime des armes légères. "C'est pourquoi nous pensons qu'il faut aller dans ce sens et jouer sur la fibre de la sensibilité pour que ces Etats qui sont contre le transfert des armes se rangent de notre cote", poursuit l'officiel malien Pour Mahamadou Nimaga, il faudrait essayer de ranger ces Etats qui sont certes puissants mais minoritaires de leur côté plutôt que de faire basculer la balance vers eux. "Ce serait vraiment dommageable qu'on ne puisse pas tenir compte de l'intérêt de la grande majorité parce que le jour du grand débat, on a constaté que 95% des pays étaient favorables à la réglementation du transfert des armes", explique -t-il. Pour le secrétaire permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères de la Guinée Conakry, Mahmoud Cissé, il faut que l'Afrique sorte de façon victorieuse de cette rencontre. "Nous attendons de cette conférence que des mesures concrètes pour renforcer les capacités de nos Etats à mieux mener la lutte contre le trafic et le commerce des armes légères sous tous ses aspects", signale M. Cissé, membre de la délégation guinéenne. Il s'attend à ce que les Etats du système des Nations unies, des organisations sous régionales, régionales et internationales manifestent beaucoup de bonne volonté pour que le combat contre la prolifération et la circulation des armes légères soit gagné. "10 000 victimes par semaine dans le monde du fait des armes légères, c'est trop, rappelle-t-il. KD/ADC