La convention sur les armes légères comme outil de plaidoyer +++Correspondance particulière+++

Présidence de la République

New York, 30 juin (APS) - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) compte sur les délégations de ses 15 Etats membres pour faire la promotion de la convention sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes adoptée le 14 juin dernier, a déclaré le directeur de l'Unité des armes légères de l'organisation. Cyriaque Pawoumotom Agnekethom procédait vendredi à la présentation officielle du document aux différentes délégations venues assister à la conférence du Programme d'action des Nations unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects. Compte tenu de sa situation géopolitique et sécuritaire, la CEDEAO ne veut pas que les armes aillent aux acteurs non étatiques, souligne M. Agnekethom. C'est pourquoi, nous comptons beaucoup sur nos Etats membres pour défendre cette position, souligne-t-il relevant que les délégations ouest africaine vont défendre cette position car elles sont toutes venues ici avec la convention comme porte drapeau. Parlant du contenu de la convention, M. Agnekethom a souligné que ce document interdit le transfert des armes même pour les Etats sauf dans des conditions particulières. ‘Nous misons sur les délégations ouest africaines pour la développer au cours de cette conférence. En tant qu'organisation sous régionale la CEDEAO a un statut d'observateur et, à ce titre, elle ne peut pas participer dans les négociations. Se prononçant sur le déroulement de la conférence, le directeur de l'Unité des armes légères de la CEDEAO espère le document final ne sera pas le texte de l'ambassadeur Kariyawasam de président de la conférence qui a été beaucoup critiqué par els ONG et les organisations de la société civile présentes a New York. Pour la CEDEAO, si le document est adopté, ce sera en déca des espérances qu'elle place dans la convention notamment sur les questions liées a la nécessite de prendre en considération les violations des droits de l'homme, le problème des transferts d'armes aux acteurs non étatiques et un certain nombre de points lies au contrôle de la possession d'armes par les civils. La CEDEAO ne veut pas que les civils aient accès aux armes légères conformément à l'esprit de la convention qui réglemente strictement toutes les questions liées à la circulation des armes légères. Mais certains acteurs présents à la conférence ne partagent pas cet avis à cause de leurs considérations internes. Toutefois, la CEDEAO espère qu'un accord sur la réglementation et le contrôle des armes légères sera trouve. KD/ADC