Mise en œuvre du programme contre les armes légères : la société civile exprime ses inquiétudes +++Correspondance particulière+++

Présidence de la République

New York, 29 juin (APS) - Des organisations de la société civile ouest africaine et internationale a dit ses réserves sur le document de travail produit de l'ambassadeur Kariyawasam, président de la conférence des Nations unies chargée d'examiner les progrès accomplis dans l'exécution du Programme d'action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects. Ce document est un recul extraordinaire par rapport aux avancées significatives notées depuis le début de la campagne pour un Traite internationale sur le commerce des armes (TCA) et niveau de la CEDEAO avec l'adoption, récemment, d'une convention sous régionale juridiquement contraignante, confie Mohamed Coulibaly, représentant d'Oxfam- Grande Bretagne pour l'Afrique de l'Ouest pour le plaidoyer dans le cadre de la campagne pour le contrôle des armes. Dans le document de travail de la conférence présente par l'ambassadeur Kariyawasam, plusieurs questions liées aux droits de l'homme et aux droits humanitaires ont été occultées de même que le rôle de la société civile que Mohamed Coulibaly juge marginal. Il n'encourage pas les Etats ou les organisations internationales et régionales à coopérer comme il se doit avec les ONG, souligne un communique du Réseau d'action contre les armes légères (IANSA) dont beaucoup d'ONG africaines comme le Mouvement contre les armées légères en Afrique de l'Ouest (MALAO) sont membres. Le document ne fait mention d'une interdiction du transfert armes aux groupements non étatiques. Pourtant la sous région ouest africaine a subi les conséquences de ces transferts d'armes aux rebelles notamment en Sierra Leone et au Liberia. Les références spécifiques au genre, qui mettent un accent sur les divers rôles des femmes et des hommes ainsi que leurs contributions sur les questions liées aux armes légères, sont aussi occultées dans ce texte. Pour Mohamed Coulibaly d'Oxfam-Grande Bretagne, la CEDEAO doit rappeler les principes qui lui ont permis d'adopter une convention et partager ces principes qui prennent en compte les principes du droit humanitaire international, des droits de l'homme du respect de l'être humain. Elle doit aussi amener les autres pays africains qui ne sont pas membres de cette organisation sous régionale et qui n'ont pas un instrument aussi fort que la convention ainsi que le communauté internationale à l'adopter, a estimé M. Coulibaly. La société civile souhaite qu'à l'issue de cette réunion de New York la Conférence puisse accepter le principe de l'examen des principes globaux sur le transfert des armes. Nous pensons qu'il est très tôt pour les Etats d'adopter un TCA, mais il serait intéressant que les Etats membres de l'ONU acceptent de discuter des conditionnalités, explique encore M. Coulibaly. KD/ADC