Le Sénégal plaide pour un meilleur contrôle rigoureux et effectif sur la gestion des armes légères +++Correspondance particulière+++

Présidence de la République

New York, 29 juin (APS) - Le directeur de Cabinet du ministre sénégalais des Forces armées, Emmanuel René Moise, a plaidé jeudi à New York pour un contrôle rigoureux et effectif sur la gestion des stocks d'armes légères. Il serait utile d'assister les Etats et les organisations sous régionales en vue de leur permettre d'assurer un contrôle rigoureux et effectif sur la gestion des stocks d'armes légères, a dit M. Moise lors des son passage à la tribune des Nations unies à l'occasion de la Conférence chargée d'examiner les progrès accomplis dans l'exécution du Programme d'action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères. Selon lui, cette rigueur devrait être instaurée dans la production des armes légères ainsi que dans le suivi de leur itinéraire et de leur destination. M. Moise a souligné que l'une des grandes insuffisances du Programme d'action demeure la faiblesse de la coopération internationale dans les domaines du financement, du renforcement des capacités des commissions nationales, de l'échange d'informations et d'expérience entre celles-ci. Les Etats membres de l'Organisation des Nations unies s'étaient engagés en 2001, en adoptant le Programme d'action visant à éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, à mener des actions aux niveaux national, régional et international, en vue d'atténuer les souffrances provoquées par le commerce illicite des armes légères et à renforcer le respect de la vie et de la dignité humaine en encourageant une culture universelle de la paix. Cinq ans après, des actions notables sont enregistrées dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme d'action. Au plan national, plusieurs Etats ont pris les mesures législatives nécessaires en vue de lutter contre la circulation des armes légères illicites. Des registres nationaux ont été ouverts créant ainsi de véritables bases de données pour le contrôle des Armes légères et de petit calibre (ALPC). Au plan régional, des avancées significatives sont également notées, surtout en Afrique et en Amérique Latine. Ainsi le 14 juin dernier, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a transformé son moratoire sur l'importation et l'exportation des armes légères en une convention sous régionale juridiquement contraignante. Au cours de son intervention, Emmanuel René Moise a remercié les organisations de la société civile qui jouent un rôle de premier plan dans la lutte que mènent les Etats en vue d'éradiquer le fléau des ALPC. Il a demandé qu'elles soient associées dans les délibérations afin que les solutions les meilleures soient trouvées pour assurer une correcte mise en oeuvre du Programme d'action. KD/ADC