Mame Bassine Niang: la réforme du Conseil de sécurité doit se faire dans un esprit de dépassement

Présidence de la République

Dakar, 26 juin (APS) - Le Sénégal souhaite vivement que la réforme du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) se réalise dans un esprit de dépassement, a indiqué Mame Bassine Niang, ministre, Haut commissaire aux droits de l'homme et à la promotion de la paix. Nous souhaitons vivement que la réforme du Conseil de sécurité puisse se réaliser avec le même esprit de dépassement qui a prévalu lors de la réforme réussie de la Commission des droits de l'homme, a-t-elle notamment dit. Mame Bassine Niang, qui s'exprimait à l'occasion de la première session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui se tient à Genève (du 19 au 30 juin prochain), a estimé que les évènements décisifs intervenus dans le monde ont convaincu tous de la nécessité et de l'urgence d'une réforme approfondie su système des Nations unies et plus particulièrement du Conseil de sécurité. Nous sommes conscients que les réformes, voulues et souhaitées par la majorité de l'opinion internationale, ne se feront pas sans difficultés, car les enjeux sont énormes et complexes comme le sont très souvent les conflits d'intérêt entre les Etats, a-t-elle souligné. Il s'agit, selon elle, de remodeler un nouvel ordre mondial nécessitant l'atténuation des privilèges de grandes puissances mondiales par la reconnaissance du droit légitime des autres acteurs de la scène internationale. Le ministre, Haut commissaire aux droits de l'homme et à la promotion de la paix, a rappelé que le Sénégal réclame, dans le cadre de l'élargissement du Conseil de sécurité, deux sièges permanents pour l'Afrique avec les mêmes prérogatives et privilèges des membres permanents actuels, y compris le droit de veto. Cette perspective permettra à l'Union africaine de parler d'une seule voix, et d'assurer une véritable représentation du continent, d'agir ensemble, de négocier ensemble, de déployer une véritable stratégie d'influence et une réelle solidarité, a expliqué Mame Bassine Niang. BK/CTN