Lutte contre le sida : la Banque mondiale assistera toujours le Sénégal, selon Jean-Louis Sarbib +++Envoyé spécial Cheikh Tidiane Ndiaye +++

Présidence de la République

New York, 2 juin (APS) - Le vice-président de la Banque mondiale chargé du développement, Jean-Louis Sarbib, s'est réjoui de la présence du Premier ministre Macky Sall à la réunion de haut niveau de l'assemblée générale de l'ONU sur le traitement du VIH/Sida avant de lui donner l'assurance que l'institution financière qu'il représente continuera d'appuyer le Sénégal dans sa lutte contre la pandémie. Nous (la Banque mondiale) ne quitterons jamais un pays qui gagne, a notamment dit M. Sarbib, en référence aux résultats obtenus par le Sénégal qui, en plus d'avoir un taux de prévalence de 0,7 pour cent, débloque annuellement une enveloppe de deux milliards de francs CFA pour mettre les antirétroviraux à la disposition de ses malades du sida. Le vice-président de la Banque mondiale qui était reçu en audience, jeudi aux Nations unies par Macky Sall, a sur sa lancée, exhorté les autres pays africains à suivre l'exemple du Sénégal en faisant une déclaration forte a l'endroit des bailleurs de fonds pour que l'Afrique qui paie un lourd tribut au sida continue de bénéficier d'un appui conséquent dans ses politiques de prévention et de traitement de la maladie. L'implication du Sénégal, compte tenu de son prestige international, peut aider à réussir une telle entreprise, a souligné Jean-Louis Sarbib. En tous les cas, il faut un plaidoyer et des investissements importants sur les microbicides en vue de protéger les femmes et de poursuivre les recherches sur le vaccin, selon M. Sarbib qui estime en outre, citant un étude, que l'investissement dans l'éducation des populations permet de sauver du sida sept à huit millions de personnes. Auparavant, le Premier ministre Macky Sall avait fait un vibrant plaidoyer pour que la Banque mondiale poursuive son soutien à la lutte contre le sida en Afrique, à travers notamment le plan 2007-11. Si cela se réalise, on pourra maintenir le niveau d'accès au traitement du sida qui se chiffre à moins d'un tiers des malades, a dit Macky Sall non sans appeler de tous ses vœux la mise en place de programmes hardis en direction de la jeunesse et de l'armée sénégalaise dont le ministre de tutelle fournit des efforts qui méritent d'être soutenus. M. Sall a, par ailleurs, mis l'accent sur la nécessite de mener une lutte transfrontalière avec les voisins du Sénégal, (la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée, le Mali et la Mauritanie) pour mieux barrer la route au sida. Réagissant à cela, le vice-président de la Banque mondiale chargé du développement a qualifié de viable un tel projet avant de se dire prêt à l'appuyer. A propos des ressources humaines pour le traitement du sida soulevées par le Premier ministre, M. Sarbib a dit que cette question peut être intégrée dans les politiques de santé. La rencontre s'est déroulée en présence notamment du ministre de la Santé et de la Prévention médicale, Abdou Fall, de l'ambassadeur du Sénégal à New York, Amadou Lamine Bâ, du ministre conseiller Cheikh Niang, du Coordonnateur du Comite national de lutte contre le sida, le Dr Ibra Ndoye, de la Directrice régionale de l'ONUSIDA et du Responsable du sida à la Banque mondiale. CTN/ADC