Plus de 6 milliards du FEM pour la gestion integree des ressources naturelles du massif du Fouta Djallon

Environnement

Dakar, 22 juin (APS) - Le Fonds pour l'environnement mondial va financer le Projet de gestion integree des ressources naturelles du massif du Fouta Djallon (PGIRN-MFD) pour un montant de 11 millions de dollars, soit 6 milliards 50 millions  de francs CFA,  a revele lundi Gogo Banel Ndiaye, premiere conseillere du ministere de l'Environnement et du Developpement durable.    Ce financement sera consenti a travers le programme des Nations Unies pour l'environnement, a-t-elle precise, a l'ouverture officielle d'une reunion du comite de pilotage du projet de gestion integree des ressources naturelles du massif du Fouta Djallon, qui se tient a Dakar de mardi a vendredi.    D'une duree de 10 ans, le projet est scindee en deux phases, respectivement, de 4 ans et de 6 ans, a-t-elle indique. Il est execute par la FAO et beneficie de co-financement, notamment des pays membres et d'autres beneficiaires sur le terrain.   Il s'agit du Senegal, de la Gambie, du Mali, de la Guinee, de la Guinee Bissau, du Niger, de la Mauritanie et de la Siierra Leone, a-t-elle precise.   Elle estime que la mise en oeuvre de cet important projet demeure un exercice hautement technique mais dont la reussite depend d'une large participation de toutes les parties prenantes.    Elle a salue a sa juste valeur l'engagement et la determination de la CEDEAO qui, naturellement, se donne le principe de la subsidiarite, se trouve etre l'institution la plus appropriee pour conduire la destinee de ce projet.   C'est ainsi que cette presente rencontre permettra d'aborder l'examen du rapport de la revue a mi-parcours du projet, le partage pour validation du plan de travail du second semestre 2021 et celui de 2022, l'etude des schemas institutionnels et juridiques de ce programme.   Elle a souligne la necessite d'un changement des mentalites en vue de l'adoption de solutions alternatives pour la restauration des ecosystemes et le renforcement de la resilience des communautes au changement climatique.   Ces solutions, a-t-elle ajoute, visent generalement la satisfaction des besoins de la population en ressources hydriques, en terres agricoles, en espaces d'urbanisation, en energie domestique et autres, tout en preservant les equilibres socio-ecologiques.   Le resultat attendu de nos deliberations vise a retablir la confiance entre les differentes parties prenantes parce que le projet a souffert de beaucoup de lenteurs et de difficultes dans sa mise en oeuvre, estime pour sa part le commissaire de la CEDEAO en charge de l'agriculture, Seckou Sangare.   Nous souhaitons vivement un travail realiste qui apporte des impacts visibles sur le terrain, grace a la participation et l'implication de tous les acteurs, a l'accompagnement mais aussi a la remobilisation, non seulement des populations mais aussi de nos services techniques et des ONG dans la mise en oeuvre de ces differentes operations, a dit M. Sangare.   Il a rappele quun accord scellant le transfert definitif de ce programme de l'Union africaine (UA) a la CEDEAO a ete signe le 24 octobre 2018.   'Le niveau de l'ancrage institutionnel de ce programme reste un sujet de discussion sur lequel nous avons recu mandat du conseil des ministres de la CEDEAO pour faire des propositions concretes pour avoir un arrimage qui puisse etre operationnel, a-t-il ajoute.