Le Mali merite d'etre soutenu "par tous les pays" (PIT)

Politique

Dakar, 11 juin (APS) - Le Mali, dont l'ambition est de "se reapproprier son destin", merite d'etre soutenu "par tous les pays du monde epris de paix et de justice", estime le Parti de l'independance et du travail (PIT). "Le peuple malien, determine a se reapproprier son destin, doit plutot etre soutenu non seulement par la CEDEAO et l'Union africaine, mais aussi par tous les pays du monde epris de paix et de justice", peut-on lire dans le communique portant sur la derniere reunion hebdomadaire du secretariat du comite central du PIT.   "Ce n'est que par cette voie faite de lucidite et de volonte de reconnaissance de la souverainete veritable des peuples qu'il sera possible de pacifier le Mali et tous les autres pays de la sous-region", soutient cette formation membre de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), regroupant l'Alliance pour la Republique (APR, au pouvoir) et ses allies.   Selon le communique, au cours de cette reunion, le secretariat du comite central du PIT est revenu sur "les recents developpements au Mali et plus globalement les questions securitaires dans la sous-region ouest africaine".   Il juge a ce propos "toute espece de chantage dans ce domaine absolument inacceptable", en allusion au retour en force des militaires dans la conduite de la transition en cours au Mali.   La Communaute economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a suspendu le Mali de ses institutions apres un deuxieme putsch en neuf mois, lequel a porte de facto le colonel Assimi Goita a la tete de ce pays pris depuis pres de dix ans dans la tourmente securitaire et politique.   Une mission des Etats ouest-africains depechee au Mali apres l'installation officielle du colonel Goita comme president de la transition s'est dite mercredi rassuree par les engagements pris par le nouveau president, quant a un retour des civils au pouvoir debut 2022.   Le president francais Emmanuel Macron a pour sa part annonce jeudi la fin prochaine de Barkhane, une operation militaire menee au Sahel et au Sahara par l'armee francaise depuis 2014, en remplacement des operations Serval et Epervier.    Si cette operation a engrange depuis quelques succes en matiere de lutte contre le djihadisme, la situation etait devenue un peu plus compliquee ces dernieres semaines pour la France, avec la mort brutale du president Idriss Deby au Tchad, et surtout le deuxieme coup d'Etat en huit mois au Mali, pays central de l'operation Barkhane.   Des evenements qui ont amene la partie francaise a s'interroger sur la presence de ses forces, car une partie des dirigeants maliens souhaitent entamer un processus de negociation avec certains groupes djihadistes.