Ngueniene : une subvention de 30 millions pour la relance des activites des femmes

Economie

Ngueniene (Mbour), 10 juin (APS) - La ministre de la Microfinance et l'Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, a remis jeudi une enveloppe de 30 millions de francs CFA aux femmes de la commune de Ngueniene (Mbour, ouest) dans le but de les aider a "relancer leurs activites economiques".     "Afin de booster le potentiel economique des femmes de la commune et leur permettre de relancer leurs activites economiques, notamment dans la transformation des produits cerealiers, le maraichage et le petit elevage et la peche, une enveloppe de 30 millions de francs CFA est degagee au profit des organisations de femmes de la commune issues des zones maritimes nord, sud et centre", a-t-elle dit.    Selon Zahra Iyane Thiam, le president Macky Sall a fait de l'inclusion sociale et financiere des populations vulnerables, mais egalement de l'equite sociale et territoriale, "des priorites essentielles de sa politique".    "Cette conviction forte a dicte la mise en place de plusieurs structures, dont le ministere de la Microfinance et de l'Economie sociale et solidaire qu'il a bien voulu me confier, afin de rendre effective la prise en charge des aspirations exprimees par les populations a la base, a travers le soutien de leurs activites entrepreneuriales", a-t-elle souligne.    Elle a salue le "dynamisme economique reel" de la commune de Ngueniene, sous l'impulsion des groupements de femmes qui y developpent des activites generatrices de revenus.    Ces actions et initiatives, dont les retombees sur le tissu economique local sont importantes, doivent etre encouragees, encadrees, et surtout, renforcees par les pouvoirs publics, au grand benefice des populations", a-t-elle indique en remettant cette subvention aux groupements de femmes de Ngueniene, Mbodiene, Ndianda, Aga Birame et Fadial.    La ministre de la Microfinance estime que "le faible acces a l'information, le manque de ressources financieres, l'absence de debouchees et de services financiers de proximite, le sous equipement ainsi que le faible niveau de structuration des organisations, sont autant de limites au developpement de leurs activites".    A l'en croire, d'autres contraintes sont egalement a relever, qui ont trait notamment l'acces a l'electricite, a l'eau et au foncier.   Les structures etatiques en charge de ces questions seront saisies afin que des solutions puissent etre trouvees, a-t-elle assure, avant de promettre de poursuivre les efforts allant dans le sens de l'encadrement des acteurs, en vue de renforcer l'autonomie economique des populations vulnerables, en particulier les femmes et les jeunes.